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La RDC n'est pas la première à conclure ce type de deal avec l’administration Trump. Le voisin rwandais a accueilli 250 migrants expulsés en août 2025 par les autorités américaines pour séjour illégal. L'Ouganda avait également signé un accord similaire en juillet 2025, un premier groupe de douze personnes y est d’ailleurs arrivé jeudi 2 avril dernier. Washington a tissé des partenariats analogues avec le Cameroun (qui continue de nier, le Ghana, la Guinée équatoriale, le Soudan du Sud et l'Eswatini.

Le gouvernement congolais a confirmé dimanche 5 avril, la conclusion d’un accord avec les Etats-Unis pour accueillir dès ce mois d'avril, des ressortissants de pays tiers expulsés des Etats-Unis, sans toutefois préciser leur nombre. Entièrement financé par Washington, cet accord, présenté comme temporaire par Kinshasa, a été conclu sans consultation du Parlement.

Saadia Mosbah, présidente de l'association M'nemty (« mon rêve ») était jugée avec d'autres membres de cette ONG pour blanchiment d'argent et enrichissement illégal. Son fils, Fares, qui comparaissait libre, a écopé d'une peine de trois ans ferme tandis qu’une autre militante a été condamnée à 2 ans.

La militante des droits humains, Saadia Mosbah, 66 ans, a été condamnée jeudi 19 mars à une peine de deux ans de prison assortie d’une amende de 100.000 dinars, soit environ 30.000 euros. Elle avait été en première ligne pour défendre les migrants d’Afrique subsaharienne, après un discours raciste et haineux en février 2023 du président Kaïs Saïed, dans lequel il dénonçait l'arrivée de « hordes de migrants clandestins et un complot pour changer la composition démographique » de la Tunisie, le fameux « grand remplacement » de l’extrême droite

L'enjeu est de savoir si «le gouvernement peut, sans préavis, expulser une personne vers le mauvais pays, ou un pays où elle sera probablement persécutée ou torturée,» écrit-il. Dans ce dossier, ce magistrat avait déjà notamment bloqué provisoirement en mars dernier des expulsions d'étrangers d'origine asiatique vers la Libye.

Un juge fédéral américain a déclaré mercredi illégale la politique adoptée par l'administration Trump pour expulser les immigrés en situation irrégulière vers des pays tiers. Ce juge de Boston, Brian Murphy, suspend néanmoins pour 15 jours l'entrée en vigueur de sa décision afin de permettre à l'administration de faire appel, eu égard «à l'importance et à l'histoire inhabituelle de cette affaire.»

"Le manque d'informations accessibles au public dans cette affaire... a clairement été une source de préoccupation", écrit la médiatrice Emily O'Reilly, dans les conclusions, rendues publiques mercredi, d'une enquête ouverte en avril.

La Commission européenne aurait dû être plus transparente sur les risques en terme de violation des droits humains en Tunisie au moment de sceller avec ce pays un accord migratoire l'an dernier, estime la médiatrice de l'UE. Les migrants subsahariens sont diabolisés par les gouvernants actuels de ce pays d’Afrique du nord mais également par certains partis politiques