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Les derniers rapports des observatoires de la violence terroriste, ainsi qu'une enquête que nous avons menée, suggèrent deux constats : Primo, l'Afrique est toujours au centre de la carte des attentats des dix dernières années, et le terrorisme est le premier défi à la paix et à la sécurité africaine. Sans surprise, l'Afrique est la région la plus durement touchée, mais des parcours comme celui du Maroc montrent que le terrorisme n'est pas une fatalité et que l'africanité n'en est pas la cause. Secundo, le fléau terroriste est le résultat d'une combinaison de facteurs dont certains relèvent du niveau individuel (milieu familial, âge, éducation, caractère, enrôlement ou isolement, etc.) et d'autres du niveau macro national, qui est le niveau d'analyse choisi pour cet essai. Ni la pauvreté toute seule, ni la mauvaise gouvernance, ni les griefs ethniques, chacun dans son silo, n'expliquent ou ne déterminent ce phénomène : c'est une synergie, un nexus, qui fait qu'un pays bascule ou résiste.

Le Royaume du Maroc est plus que jamais à l'avant-garde de la stabilité africaine et de la lutte contre la violence des groupes fanatiques et séparatistes. En effet, à quelques jours du coup d'envoi de la Coupe du monde, le Maroc enchaîne trois événements qui disent long sur son rôle dans la sécurité du continent. Les 9 et 10 juin, El Jadida accueille une réunion de la plateforme de Marrakech (réseau antiterroriste africain) coorganisée par le Maroc et l'UNOCT. Le 10 juin, le think tank PCNS dévoile en avant-première son rapport annuel sur la géopolitique de l'Afrique 2026. Enfin, les 11 et 12 juin, Rabat organise la 10ᵉ édition de l'APSACO 2026, conférence majeure sur la paix et la sécurité en Afrique. Ces rendez-vous rapprochés ne tombent pas par hasard !

Dans le système international actuel, les grandes puissances n’attendent ni consensus ni compassion pour agir. Elles agissent d’abord, justifient ensuite. Le Venezuela de Nicolás Maduro en est une illustration éloquente : sanctions économiques, isolement financier, pressions diplomatiques. Le droit international est invoqué après coup, non comme contrainte, mais comme outil de légitimation.

Entre droit international invoqué et rapports de force imposés, le cas Maduro met à nu la réalité brutale de la géopolitique mondiale. Pour la République démocratique du Congo, cette séquence n’est pas lointaine : elle constitue un avertissement stratégique. Dans l’ordre international, la puissance précède le discours, et l’absence de leviers condamne à la dépendance.

Le rôle croissant des cours de justice au sein des organisations régionales dépasse aujourd'hui celui de simples garants des normes juridiques ; ces institutions influencent directement les décisions politiques, notamment en matière de relations extérieures. Dans plusieurs cas, les cours de justice régionales ont pris des décisions qui ont directement influencé la politique étrangère de leurs États membres. Le Tribunal SADC, la Cour de justice de la Communauté Andine, la Cour de Justice Européenne ou la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH), ou encore l’Organe de Règlement des Différends de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) sont autant d'exemples où des décisions judiciaires ont forcé des renégociations, retardé des accords ou même modifié des régimes commerciaux en place. La Cour de Justice de l’Union Européenne (CJUE), par exemple, s’est affirmée en annulant ou en modifiant des accords internationaux conclus par les États membres de l’UE, parfois au prix de tensions diplomatiques.

Les organisations régionales, comme l'Union africaine (UA), l'Union européenne (UE) ou la Communauté Andine ont longtemps été perçues comme des entités diplomatiques et économiques favorisant l'intégration entre les États membres. Toutefois, un acteur inattendu a pris de l'importance au sein de ces organisations : le pouvoir judiciaire

Le Souverain a relevé que les représailles militaires israéliennes dans la bande de Gaza ont mis en évidence de flagrantes violations des dispositions du droit international et du droit international humanitaire, réaffirmant à ce propos Son rejet et Sa condamnation "de toutes les exactions commises, de la politique de punition collective, de déplacement forcé et de toute tentative visant à imposer un nouveau fait accompli".

Le Roi du Maroc a appelé les puissances agissantes et le Conseil de sécurité à "mettre de côté leurs dissensions pour œuvrer de concert à l’adoption d’une résolution qui visera, de manière décisive et contraignante, l’application immédiate d’un cessez-le-feu durable, selon les règles du droit international et du droit international humanitaire".