Dans une interview accordée au célèbre quotidien new-yorkais – NYT- le Président Donald Trump assure que sa «moralité» est son unique limite pour agir dans le monde. Tout en poursuivant qu’il «ne cherche pas à faire de mal à qui que ce soit.»
Le président américain Donald Trump a affirmé dans un entretien publié jeudi 8 janvier que seule sa propre «moralité» pouvait constituer une limite à sa gestion de la politique étrangère des États-Unis. Il ajoute «n’avoir pas besoin» du droit international. Ces propos, tirés d’une longue interview avec le New York Times, interviennent moins d’une semaine après la capture par les forces américaines du président vénézuélien Nicolás Maduro et alors que les Européens s’inquiètent d’une prise de contrôle américaine du Groenland.
Trump et le droit international
Interrogé mercredi soir pour savoir s’il voyait une seule limite pour ses actions à l’étranger, Donald Trump a répondu: «Ouais, il y a une chose. Ma propre moralité. Mon propre esprit. C’est la seule chose qui peut m’arrêter.» «Je n’ai pas besoin du droit international,» a-t-il dit au New York Times mercredi soir. «Je ne cherche pas à faire de mal à qui que ce soit.»
Pense-t-il que les États-Unis doivent respecter le droit international ? «Oui,» mais «ça dépend de ce qu’est votre définition du droit international,» a répondu le milliardaire républicain.
Autoproclamé «président de la paix»
Washington n’est pas membre de la Cour pénale internationale (CPI), qui juge les criminels de guerre, et a souvent critiqué des décisions de la Cour internationale de justice (CIJ), plus haute juridiction de l’ONU. Donald Trump a lui été inquiété par la justice de son propre pays : il a été mis en accusation deux fois devant le Congrès durant son premier mandat, puis condamné au pénal pour paiements dissimulés à l’actrice de films X Stormy Daniels, et a fait face à des poursuites fédérales pour tentatives illégales d’inverser les résultats de l’élection de 2020 avant que son retour au pouvoir ne provoque l’abandon du dossier.
Et, si Donald Trump s’est autoproclamé «président de la paix», il a déclenché des frappes aériennes contre l’Iran et le Nigeria, avant son intervention au Venezuela, qui a stupéfié le monde entier. S’agissant du Groenland, préfère-t-il préserver l’intégrité de l’Otan ou prendre le contrôle du territoire autonome danois? «Ça pourrait être un choix,» a-t-il déclaré au New York Times. Son proche conseiller Stephen Miller avait déclaré lundi que, si «l’on peut parler autant qu’on veut des subtilités de l’international,»«on vit dans un monde (…) qui est gouverné par la puissance, par la force.»
Avec AFP

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