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Le Burkina Faso s’apprête à franchir une nouvelle étape dans la modernisation de son système fiscal. À partir de janvier 2026, le pays prévoit de déployer une facture électronique certifiée, destinée à encadrer et à tracer les transactions commerciales. L’annonce a été faite le 31 décembre 2025 par le capitaine Ibrahim Traoré lors de son discours à la nation.

Annoncée par le capitaine Ibrahim Traoré lors de son discours à la nation du 31 décembre 2025, la facture électronique certifiée doit entrer en vigueur dès janvier 2026 au Burkina Faso. Ce nouvel outil de pilotage fiscal ambitionne de renforcer les recettes publiques, de réduire la fraude et de limiter la corruption, tout en accélérant la modernisation et la formalisation de l’économie.

«La facture normalisée électronique vient renforcer l’écosystème des instruments de lutte contre la déperdition des recettes publiques, tout en apportant une réponse ferme aux comportements délictueux,» a affirmé le chef du gouvernement dans le communiqué de la Primature. Il relève à juste titre, que lorsque le système fiscal est perçu comme injuste, avec certaines personnes ou entreprises qui échappent à l’impôt pendant que d’autres paient leur part, cela affaiblit la capacité de l’Etat à mobiliser les ressources nécessaires à la fourniture de services publics.

Le Premier ministre ivoirien, Robert Beugré Mambé, a lancé en grande pompe lundi 21 juillet, la facture normalisée électronique, qui sera obligatoire à partir du 1er septembre 2025 pour toutes les sociétés, entreprises individuelles comprises, avec quelques adaptations selon le régime d’imposition. En renforçant la traçabilité des transactions, cette réforme structurelle vise à lutter contre la fraude fiscale dans un pays où la sous-déclaration et l’évitement de l’impôt prennent les allures d’un sport national. L’autre effet collatéral de la généralisation de la facture électronique est de réduire les coûts de la collecte de l’impôt et faciliter les déclarations de TVA «La facture normalisée électronique vient renforcer l’écosystème des instruments de lutte contre la déperdition des recettes publiques, tout en apportant une réponse ferme aux comportements délictueux,» a affirmé le chef du gouvernement dans le communiqué de la Primature. Il relève à juste titre, que lorsque le système fiscal est perçu comme injuste, avec certaines personnes ou entreprises qui échappent à l’impôt pendant que d’autres paient leur part, cela affaiblit la capacité de l’Etat à mobiliser les ressources nécessaires à la fourniture de services publics. Le fait que l’impôt pèse sur un noyau de contribuables alimente le sentiment d’iniquité fiscale, fait remarquer le Premier ministre qui se dit «déterminé» à mener une lutte sans merci contre la fraude fiscale. La mise en œuvre de la facture normalisée électronique s’inscrit dans le plan gouvernemental 2024-2028 visant à augmenter les ressources de l’Etat tout en maîtrisant la dette. Parmi les réformes figurant dans ce plan, figurent la révision de l’impôt sur les sociétés (IS), la réduction de l’écart de conformité de la TVA et l’amélioration du rendement de l’impôt foncier. La pression fiscale (rapport entre les recettes de l’impôt et le PIB) en Côte d’Ivoire reste faible, elle s’établit à 15,1 % du PIB. L’objectif des autorités est de porter ce ratio à 15,8 % en 2026, loin des 20 % fixés par l’UEMOA Selon le tableau de bord du ministère des Finances, à fin juin, les recettes du Trésor se sont élevées à 3.707 milliards FCFA, soit 6,6 milliards de dollars contre une prévision de 3.200,7 milliards. Le Premier ministre ivoirien est bien conscient que la facture électronique n’est pas une baguette magique pour généraliser l’adhésion à l’impôt dans le pays. «Le succès de la réforme repose sur l’engagement du secteur privé, la sensibilisation des citoyens et le soutien de la Direction générale des impôts,» a martelé Robert Beugré Mambé. Il invite les entreprises «à s’approprier l’initiative et à en devenir les ambassadeurs résolus.»

Cette initiative annoncée à 2 mois de l’élection présidentielle, fait partie des nouvelles mesures sociales prises afin d’alléger le fardeau financier des populations face à la vie chère, justifie le ministre des Finances, Tahir Hamid Nguilin. En plus de prendre en charge les frais en cours, cette mesure est rétroactive car elle prend en compte également les arriérés des factures d’eau et d’électricité des ménages.

Depuis le 1er mars 2024, les ménages ne seront plus tenus de payer les factures d’eau et d’électricité pour des consommations ne dépassant pas les seuils sociaux mensuels de 300 kWh pour l’électricité et 15 mètres cubes pour l’eau