Tous les articles qui parlent de Finance verte

Depuis une décennie, l’écosystème de la finance climat s’est profondément densifié. Fonds multilatéraux, banques de développement, institutions bilatérales, investisseurs privés, fonds d’infrastructure, capital-investissement, marchés obligataires verts : tous ces acteurs ont progressivement orienté leurs stratégies vers la transition énergétique, l’adaptation climatique et la décarbonation des économies.

Par-delà les discours alarmistes sur un prétendu déficit de financements pour la transition bas carbone en Afrique, une réalité plus nuancée s’impose aujourd’hui : les capitaux existent. Ils sont même, dans une certaine mesure, abondants. Ce qui fait défaut, en revanche, c’est l’articulation stratégique des projets, leur structuration et leur capacité à répondre aux exigences des investisseurs.

Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), à travers l’Initiative pour les banques vertes africaines et le Centre de coopération multilatérale pour le financement du développement, a lancé mercredi à Rabat un programme d’assistance technique au profit du Groupe Crédit Agricole du Maroc (GCAM). Cette initiative est soutenue par un don d’1 million de dollars destiné à renforcer les capacités de la banque marocaine en matière de finance verte.

La Banque africaine de développement accorde un don d’1 million de dollars au Groupe Crédit Agricole du Maroc afin de renforcer son rôle dans le financement climatique. Une initiative stratégique qui s’inscrit dans la mise en œuvre de la transition écologique du Royaume et l’alignement des flux financiers avec ses priorités climatiques.

Les pays africains ne sont pas seulement victimes du dérèglement climatique : ils détiennent une part essentielle des solutions. Forêts tropicales, minerais critiques pour la transition énergétique, potentiel solaire et hydraulique exceptionnel : ce patrimoine place l’Afrique au centre de la recomposition énergétique mondiale. Mais trop longtemps, ce capital a été exploité dans une logique extractive, avec des bénéfices accaparés par quelques acteurs extérieurs et des coûts sociaux et environnementaux laissés aux communautés locales.

L’Afrique est souvent décrite à travers ses fragilités : dépendance aux matières premières, vulnérabilité climatique, fragilité institutionnelle. Mais cette vision réductrice masque une autre réalité : le continent dispose d’un capital naturel inestimable, d’une jeunesse créative, et d’un rôle stratégique croissant dans la transition mondiale. À condition de placer la durabilité et les critères ESG (Environnement, Social, Gouvernance) au cœur de ses choix, l’Afrique peut transformer ces atouts en levier de diplomatie économique, de partenariats équilibrés et de relance durable