Tous les articles qui parlent de Finance verte

Par cette opération, la Senelec franchit un nouveau cap dans sa stratégie de financement. Le 13 juillet, l’entreprise publique a annoncé l’admission à la Bourse de Luxembourg (LuxSE) d’une émission d’obligations liées au développement durable d’un montant de 108 milliards FCFA.

Pour la première fois de son histoire, la Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec) fait son entrée à la Bourse de Luxembourg avec une émission obligataire durable de 108 milliards FCFA, soit environ 187 millions de dollars US. Une opération inédite en Afrique qui conjugue finance verte, innovation financière et ambitions énergétiques nationales.

Proparco poursuit son offensive en faveur de l'agriculture durable en Afrique. L'institution française de financement du secteur privé a annoncé, jeudi 16 juillet, un investissement de 12 millions de dollars dans l'Acumen Resilient Agriculture Fund II (ARAF II), un fonds de capital-risque destiné à accompagner les jeunes entreprises innovantes de l'agriculture en Afrique subsaharienne.

Face au déficit chronique de financement qui freine l'innovation agricole en Afrique subsaharienne, Proparco renforce son engagement en injectant 12 millions de dollars dans le fonds Acumen Resilient Agriculture Fund II (ARAF II). L'objectif : soutenir une nouvelle génération d'entreprises capables d'améliorer la sécurité alimentaire, les revenus des petits exploitants et l'adaptation du secteur aux effets du changement climatique.

Depuis une décennie, l’écosystème de la finance climat s’est profondément densifié. Fonds multilatéraux, banques de développement, institutions bilatérales, investisseurs privés, fonds d’infrastructure, capital-investissement, marchés obligataires verts : tous ces acteurs ont progressivement orienté leurs stratégies vers la transition énergétique, l’adaptation climatique et la décarbonation des économies.

Par-delà les discours alarmistes sur un prétendu déficit de financements pour la transition bas carbone en Afrique, une réalité plus nuancée s’impose aujourd’hui : les capitaux existent. Ils sont même, dans une certaine mesure, abondants. Ce qui fait défaut, en revanche, c’est l’articulation stratégique des projets, leur structuration et leur capacité à répondre aux exigences des investisseurs.

Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), à travers l’Initiative pour les banques vertes africaines et le Centre de coopération multilatérale pour le financement du développement, a lancé mercredi à Rabat un programme d’assistance technique au profit du Groupe Crédit Agricole du Maroc (GCAM). Cette initiative est soutenue par un don d’1 million de dollars destiné à renforcer les capacités de la banque marocaine en matière de finance verte.

La Banque africaine de développement accorde un don d’1 million de dollars au Groupe Crédit Agricole du Maroc afin de renforcer son rôle dans le financement climatique. Une initiative stratégique qui s’inscrit dans la mise en œuvre de la transition écologique du Royaume et l’alignement des flux financiers avec ses priorités climatiques.

Les pays africains ne sont pas seulement victimes du dérèglement climatique : ils détiennent une part essentielle des solutions. Forêts tropicales, minerais critiques pour la transition énergétique, potentiel solaire et hydraulique exceptionnel : ce patrimoine place l’Afrique au centre de la recomposition énergétique mondiale. Mais trop longtemps, ce capital a été exploité dans une logique extractive, avec des bénéfices accaparés par quelques acteurs extérieurs et des coûts sociaux et environnementaux laissés aux communautés locales.

L’Afrique est souvent décrite à travers ses fragilités : dépendance aux matières premières, vulnérabilité climatique, fragilité institutionnelle. Mais cette vision réductrice masque une autre réalité : le continent dispose d’un capital naturel inestimable, d’une jeunesse créative, et d’un rôle stratégique croissant dans la transition mondiale. À condition de placer la durabilité et les critères ESG (Environnement, Social, Gouvernance) au cœur de ses choix, l’Afrique peut transformer ces atouts en levier de diplomatie économique, de partenariats équilibrés et de relance durable