Abuja prépare une nouvelle émission d’obligations vertes d’un montant de 1,5 trillion de nairas, soit environ 1 milliard de dollars. Ce qui fait du Nigeria, un des pionniers de la finance verte sur le continent. L’objectif de green bonds est de mobiliser davantage de capitaux privés et internationaux afin de financer la transition écologique tout en allégeant la pression sur les finances publiques.
Selon le ministre de l’Environnement, Balarabe Abbas Lawal, le gouvernement travaille avec la Société financière internationale (SFI) pour structurer cette opération. Le ministre n’a pas précisé le chronogramme de cette opération, tout en insistant que cette «coopération» (ndlr avec la SFI) vise à faire entrer pleinement les investisseurs privés dans le financement de l’industrialisation verte du pays.
Les ressources qui seront levées serviront à financer des projets d’énergies renouvelables, notamment solaires, des infrastructures à faibles émissions de carbone et des programmes de réduction des gaz à effet de serre avec, en ligne de mire, la réduction de la dépendance aux hydrocarbures. Jusqu’à présent, les obligations vertes nigérianes étaient affectées au budget fédéral et soutenues par des partenaires publics comme l’Union européenne et la Banque mondiale. La nouvelle émission marque un changement majeur car elle vise à ancrer la finance verte dans une stratégie de transition énergétique et de transformation écologique. Le message est clair : le géant de l’Afrique de l’Ouest veut s’imposer comme un acteur majeur de la finance durable sur le continent, tout en faisant de la transition climatique un levier de croissance et d’attractivité financière.





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