La Banque africaine de développement (BAD) accorde un don d’1 million de dollars au Groupe Crédit Agricole du Maroc afin de renforcer son rôle dans le financement climatique. Une initiative stratégique qui s’inscrit dans la mise en œuvre de la transition écologique du Royaume et l’alignement des flux financiers avec ses priorités climatiques.
Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD), à travers l’Initiative pour les banques vertes africaines et le Centre de coopération multilatérale pour le financement du développement, a lancé mercredi à Rabat un programme d’assistance technique au profit du Groupe Crédit Agricole du Maroc (GCAM). Cette initiative est soutenue par un don d’1 million de dollars destiné à renforcer les capacités de la banque marocaine en matière de finance verte.
Avec ce lancement officiel, le programme entre dans sa phase opérationnelle et marque une nouvelle étape dans le partenariat entre les deux institutions, autour d’un objectif commun : accélérer le financement de projets à fort impact climatique et environnemental.
Une initiative alignée sur la vision de la BAD
Ce programme s’inscrit dans la dynamique des «Quatre points cardinaux» portés par le président du Groupe de la BAD, Dr. Sidi Ould Tah. Il vise notamment à mobiliser davantage de ressources financières en Afrique, à renforcer les institutions financières, à tirer parti de la croissance démographique du continent et à investir dans des infrastructures résilientes au climat, créatrices de valeur.
Concrètement, l’assistance technique permettra de consolider les capacités institutionnelles, opérationnelles et financières du GCAM, afin de faciliter la mobilisation de capitaux concessionnels et privés, l’identification et la structuration de projets verts, leur financement, ainsi que le suivi et l’évaluation de leur impact climatique.
Le Maroc, vitrine de la finance verte
«Ce partenariat confirme la capacité des institutions africaines à jouer un rôle stratégique dans le financement de projets climatiques ambitieux,» a souligné Achraf Tarsim, responsable du bureau pays de la Banque africaine de développement au Maroc. Selon lui, le Maroc, fort de réalisations structurantes à fort impact, consolide son positionnement en tant que pays de référence en matière de finance verte à l’échelle du continent.
L’initiative vient ainsi renforcer les priorités nationales en matière de transition écologique, tout en soutenant l’ambition du Royaume de devenir un hub régional du financement climatique.
Le Crédit Agricole du Maroc élargit son champ d’action
Du côté du GCAM, cette collaboration est perçue comme un levier stratégique. «À travers cette initiative, le Groupe Crédit Agricole du Maroc consolide son leadership dans la finance verte et élargit progressivement son champ d’intervention au-delà de l’agriculture, de l’agro-industrie et du monde rural,» a déclaré Mustapha Chehhar, Directeur général-adjoint du groupe.
La banque entend ainsi accompagner des investissements dans des secteurs structurants tels que les infrastructures résilientes, la connectivité, les énergies propres ou encore la gestion durable de l’eau, en appui à la transition climatique et au développement durable du Royaume.
Des financements alignés sur les standards internationaux
L’assistance technique de la BAD ciblera des secteurs à fort impact, allant de l’agriculture durable au développement rural, en passant par les énergies renouvelables, les infrastructures résilientes et la connectivité. Elle permettra également d’aligner les financements du GCAM sur les standards internationaux de la finance climatique.
Inscrit dans le cadre de la Contribution déterminée au niveau national (CDN) du Maroc, le programme vise à mieux orienter les flux financiers nationaux vers les priorités climatiques du pays. Il ouvre également la voie à un accès accru aux financements climatiques internationaux et à la mobilisation de capitaux privés pour soutenir durablement la transition écologique du Royaume.





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