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L'organisation intergouvernementale de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme rappelle que l'inscription d'un pays sur la liste grise ne signifie pas une mise à l’index, ou qu'il est soumis à des mesures drastiques, mais qu'il fait l'objet d'un suivi renforcé. Pour sortir de cette liste qui accroît de facto le coût de conformité pour les banques, les Etats dits «liste grise,» doivent démontrer, dans des délais convenus avec le GAFI, la mise en œuvre effective des mesures correctives.

C’est un camouflet pour Yaoundé. Le Groupe d'action financière (GAFI) a maintenu le Cameroun sur sa liste grise des Etats et juridictions présentant des lacunes plus ou moins graves dans la lutte contre le blanchiment des capitaux dans une mise à jour publiée le weekend dernier. Figurer sur la liste grise du GAFI signifie que le pays est placé «sous surveillance accrue et s’engage à combler des lacunes stratégiques dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.»

Il s’agit du Mali, du Mozambique, de la Namibie, du Nigeria, de la République démocratique du Congo, du Sénégal, du Soudan du Sud et de la Tanzanie. Tous ces pays sont placés sous surveillance renforcée par le GAFI.

Le Maroc ne figure plus sur la liste des pays identifiés par le Groupe d’action financière (Gafi) comme ayant des déficiences stratégiques de leur régime de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération. Ce reclassement de Rabat est la seule bonne nouvelle du verdict rendu par le Gafi dont l’assemblée générale se tenait à Paris du 20 au 24 février.