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Le nouveau directeur général du Groupe intergouvernemental d'action contre le blanchiment d'argent en Afrique de l'Ouest (GIABA) n'aura pas droit à une longue période d'observation. Installé lundi 31 août à Dakar, Mam Cherno Jallow a immédiatement affiché ses priorités : renforcer les capacités techniques et financières des États membres, mais aussi celles du secrétariat du GIABA.

Dakar, 31 août 2026. Le Gambien Mam Cherno Jallow a officiellement pris la tête du GIABA, le gendarme ouest-africain de la lutte contre le blanchiment de capitaux. Désigné en juillet par les chefs d'État de la CEDEAO, il arrive à un moment stratégique pour l'institution, à l'approche d'un nouveau cycle d'évaluations mutuelles et alors que le périmètre régional vient de s'élargir à nouveau.

En 2025, la Commission bancaire de l’UMOA a nettement musclé son dispositif de surveillance. Injonctions, blâmes et sanctions pécuniaires ont bondi en un an, alors même que le nombre de missions de vérification est resté quasiment stable. Un durcissement qui traduit la volonté du régulateur de resserrer l’étau autour des établissements financiers de la région.

En 2025, la Commission bancaire de l’UMOA a nettement musclé son dispositif de surveillance. Injonctions, blâmes et sanctions pécuniaires ont bondi en un an, alors même que le nombre de missions de vérification est resté quasiment stable. Un durcissement qui traduit la volonté du régulateur de resserrer l’étau autour des établissements financiers de la région.

L'organisation intergouvernementale de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme rappelle que l'inscription d'un pays sur la liste grise ne signifie pas une mise à l’index, ou qu'il est soumis à des mesures drastiques, mais qu'il fait l'objet d'un suivi renforcé. Pour sortir de cette liste qui accroît de facto le coût de conformité pour les banques, les Etats dits «liste grise,» doivent démontrer, dans des délais convenus avec le GAFI, la mise en œuvre effective des mesures correctives.

C’est un camouflet pour Yaoundé. Le Groupe d'action financière (GAFI) a maintenu le Cameroun sur sa liste grise des Etats et juridictions présentant des lacunes plus ou moins graves dans la lutte contre le blanchiment des capitaux dans une mise à jour publiée le weekend dernier. Figurer sur la liste grise du GAFI signifie que le pays est placé «sous surveillance accrue et s’engage à combler des lacunes stratégiques dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.»

Il s’agit du Mali, du Mozambique, de la Namibie, du Nigeria, de la République démocratique du Congo, du Sénégal, du Soudan du Sud et de la Tanzanie. Tous ces pays sont placés sous surveillance renforcée par le GAFI.

Le Maroc ne figure plus sur la liste des pays identifiés par le Groupe d’action financière (Gafi) comme ayant des déficiences stratégiques de leur régime de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération. Ce reclassement de Rabat est la seule bonne nouvelle du verdict rendu par le Gafi dont l’assemblée générale se tenait à Paris du 20 au 24 février.