Le Président de la Transition du Niger, Abdourahamane Tiani, a de nouveau accusé la France de vouloir déstabiliser son pays et de soutenir le terrorisme en Afrique de l’Ouest. C’était dans une interview télévisée, rendue publique à l’occasion de la fête nationale du Niger
« Cette volonté maladive de déstabiliser le Niger s’est propagée à travers le repositionnement de tous les agents de la DGSE (Direction générale de la Sécurité extérieure) française que nous avons chassés de notre territoire. Ils se sont repositionnés au Bénin (…) Ils se sont repositionnés au Nigeria », a affirmé le numéro 1 nigérien.
« Cette volonté de déstabilisation est une certitude », a-t-il martelé, tout en faisant savoir que les agents français ont, ensuite, collaboré avec les organisations terroristes de la sous-région.
« Les premiers à sortir ont pris rendez-vous avec des terroristes de Boko Haram et de l’Iswap (État islamique en Afrique de l’Ouest). Ça s’est passé les 25 et 26 octobre 2023 », a-t-il dit.
« Ils ont proposé à ces terroristes de partir en guerre ouverte contre l’Etat nigérien, contre les nouvelles autorités nigériennes qui ont osé demander aux soldats français de quitter leur territoire », a-t-il rappelé.
« Boko Haram et l’Iswap ne se sont pas entendus… », a-t-il poursuivi affirmant que la partie française a livré des armes aux terroristes.
« Ils ont reconduit la même manœuvre dans la nuit du 10 au 11 janvier 2024, où ils ont encore livré à travers deux hélicoptères du matériel militaire aux terroristes de Boko Haram qui semblait plus prêt à accepter les propositions des troupes françaises… Ils ont effacé les numéros pour qu’on ne puisse pas retracer les origines de ces armes », s’est-il indigné.
« Ce sont des actes posés et continuent d’être posés par les Français. Qu’ils sachent que nous les suivons et, au moment opportun, nous agirons », a-t-il averti.
Ni la France, ni le Bénin, ni le Nigeria n’ont réagi à ces accusations
Toutefois, suite à des accusations semblables, formulées par le Premier ministre nigérien Ali Mahamane Lamine Zeine au mois de mai dernier, sur l’existence de camps d’entrainements français au Bénin, et dont la finalité était de déstabiliser le Niger, le Quai d’Orsay avait rejeté toutes les allégations nigériennes.
En effet, Christophe Lemoine, porte-parole adjoint du Quai d’Orsay, avait affirmé en réponse à une question posée par Anadolu dans la foulée des événements, que, « par principe, il est évidemment faux qu’il puisse y avoir une quelconque formation de terroristes sur nos bases militaires ».
Pour sa part, l’État-major des armées françaises a indiqué qu’il « n’existe pas au Bénin de base militaire française (les seuls militaires permanents sont l’attaché de défense et les coopérants qui sont détachés auprès du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères). »
Le Bénin a également réagi par l’intermédiaire du porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Wilfried Léandre Houngbédji, qualifiant les accusations nigériennes « d’affabulations. »
Wilfried Léandre Houngbédji a indiqué que son « pays n’abrite aucune cellule terroriste sur son sol et, par conséquent, ne forme pas de terroristes pour aller attaquer un autre pays ».
Pour rappel, depuis le coup d’Etat du 26 juillet 2023 qui avait mis fin au mandat du Président Mohamed Bazoum, les relations entre le Niger et la France n’ont pas cessé de se dégrader, notamment avec l’expulsion de l’ambassadeur français à Niamey, Sylvain Itté, et l’arrêt de toute coopération militaire, en l’occurrence, le renvoi de tous les soldats français.





Niger




![Tribune | Célébrités, fonctions ludiques et politique : quand les vedettes changent d’arène [Par Pr. El Hassane Hzaine] Ce ballet de recrutement, de cooptation et d’appuis médiatiques est devenu une marque de fabrique des campagnes électorales contemporaines, en particulier au pays de Hollywood, les États-Unis, mais aussi en Europe, en Amérique latine et en Afrique, à un moment où le populisme devient le crédo des partis politiques et une panacée de réussite électorale. Le phénomène est mondial : en Ukraine, Volodymyr Zelensky, humoriste qui incarnait un président vertueux dans une série télévisée, a accédé à la magistrature suprême ; au Libéria, George Weah, lauréat du Ballon d’or 1995, est devenu président après une guerre civile ravageuse ; sans parler des États-Unis, où Ronald Reagan et Arnold Schwarzenegger ont fait le saut des plateaux de tournage et des studios de télévision aux plus hautes fonctions. Toutefois, cette tendance suscite à la fois fascination et inquiétude, soulevant des questions fondamentales sur la légitimité et l’éthique politiques à l’ère de l’État-spectacle et de la saturation médiatique.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/07/Ronald-Reagan--450x248.jpg)
