Le Burkina Faso a franchi une étape décisive dans sa lutte contre le blanchiment des capitaux (LBC) et le financement du terrorisme (LC/FT). Suite au succès de l’examen mené par le Groupe d’Action Financière (GAFI), le ministre burkinabè de l’Économie et des Finances, Dr. Aboubakar Nacanabo, a tenu à souligner l’importance de ce résultat.
Le Burkina Faso se félicite de sa sortie de la liste grise du GAFI et s’engage à renforcer sa vigilance. Il a ainsi appelé à la consolidation des efforts nationaux après cet engagement de passage, soulignant que le pays doit maintenir un dispositif anti-blanchiment robuste et conforme aux standards internationaux pour garantir sa crédibilité financière. «La sortie de la liste grise est une étape importante franchie, une bataille gagnée. Mais il faut maintenir le cap », a-t-il déclaré vendredi à Ouagadougou.
Pour le ministre, si ce retrait est une victoire pour le pays, il ne signifie en aucun cas l’achèvement du processus. Il marque plutôt le début d’une nouvelle phase, exigeant un engagement accru pour préserver la réputation et la crédibilité du système financier national.
Plan d’action et renforcement des capacités
Conscient de l’impératif de vigilance constante, Dr. Nacanabo a annoncé l’élaboration prochaine d’un nouveau plan d’action national. Ce plan sera mis en œuvre en étroite collaboration avec la Cellule nationale de traitement de l’information financière (CENTIF).
L’objectif de cette feuille de route est de renforcer la résilience du dispositif national anti-blanchiment. Il intégrera notamment des mesures de vigilance renforcée, le perfectionnement des compétences des acteurs concernés, des réformes institutionnelles ciblées.
Ces dispositions visent clairement à prévenir tout risque de retour du Burkina Faso sous la surveillance renforcée du GAFI.
Ambition : un système financier robuste et transparent
L’ambition affichée par le ministre est de bâtir un système de LBC/LC/FT durable, robuste et pleinement conforme aux exigences internationales. Un tel système est perçu comme le garant de la transparence et de la stabilité du secteur financier burkinabè. « Notre ambition est claire : faire du Burkina Faso un modèle de bonne gouvernance financière et de lutte efficace contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme,»a-t-il affirmé.
Comprendre la liste grise du GAFI
Il est pertinent de rappeler que le GAFI est l’organisme de référence internationale luttant contre les crimes financiers (blanchiment d’argent, financement du terrorisme, etc.).Lorsqu’un pays est placé sur la liste grise, cela indique qu’il n’est pas encore en totale conformité avec les standards internationaux, mais qu’il a démontré une volonté politique et pris des engagements fermes pour remédier à ses lacunes. Être sur cette liste impose une surveillance accrue du GAFI jusqu’à ce que les réformes et les progrès soient jugés suffisants pour le retrait, comme c’est désormais le cas pour le Burkina Faso.

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