Tous les articles qui parlent de junte militaire

Contrairement à ce que pensent beaucoup d’observateurs, la mort effective du G5 Sahel n'est pas due aux échanges d'amabilités entre la France et les trois pays qui ont décidé de quitter le navire mais bien à la volonté des trois chefs militaires putschistes d'être libres de leurs mouvements et de ne plus avoir de compte à rendre à une France accusée de vouloir recréer les conditions de rapports coloniaux d'une autre époque.

Le G5 Sahel, cette coalition antiterroriste qui regroupait, naguère, la Mauritanie, le Burkina Faso, le Mali,  le Niger et le Tchad, qui en parle aujourd’hui ? Entre la date de création de cette alliance soutenue, dès le départ par l’Occident (les USA et l’Union européenne), en 2015, et sa dislocation provoquée par la sortie du Mali, du Burkina Faso et du Niger qui se retrouvent aujourd'hui dans la "Confédération des Etats du Sahel" (un avatar du G5 Sahel), beaucoup d'eau a coulé sous les ponts

Le capitaine Traoré, dont le statut passe de «président de transition» à «président du Faso», pourra par ailleurs se présenter aux «élections présidentielles, législatives et municipales», qui doivent être organisées à l’issue de cette période, a poursuivi le colonel Diallo.

Les militaires au pouvoir à Ouagadougou dirigé par le plus jeune président du monde, Ibrahim Traoré, prolongera sa transition jusqu’en 2029, c’est-à-dire cinq années de plus, avant de passer le relais à un président démocratiquement élu. À la fin de la transition ou avant, si la situation sécuritaire du pays le permet, le capitaine Traoré pourra se présenter aux «élections présidentielles, législatives et municipales»

Le régime militaire, au pouvoir depuis près de 3 ans, avait annoncé en septembre 2023 le report de la présidentielle prévue initialement en février 2024 pour une date indéterminée. Pour justifier leur décision, les autorités avaient cité des raisons techniques, notamment liées à des dispositions constitutionnelles et à des problèmes avec la société française IDEMIA qui a constitué la base de données du Recensement administratif à vocation d’Etat civil.

Le Président de la Transition, le Colonel Assimi Goïta, a signé mercredi 10 avril, un décret suspendant avec effet immédiat, toutes les activités des partis politiques et des associations. C’est la stupeur dans les milieux politiques à Bamako au moment où les relations se tendent entre les autorités de la transition et la galaxie des organisations qui avaient «facilité» la prise du pouvoir par les militaires. Les partis rappellent aux militaires que la transition s’est achevée le 26 mars 2024