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L'effort de rationalisation porte sur l'investissement, avec une réduction de 968 milliards FCFA. Cette contraction résulte d’une « meilleure hiérarchisation » des projets. Les projets ne disposant pas d'études de faisabilité ont été déprogrammés en veillant au maintien de ceux qui étaient dans les secteurs vitaux (santé, éducation, eau et électricité). Sur les 1.169 milliards de francs CFA de crédits budgétaires maintenus, 1 046,5 milliards proviennent des ressources propres du Trésor.

L’élection présidentielle aura lieu le 12 avril 2025, soit dans un peu moins de trois mois, a annoncé le gouvernement de transition, jeudi 23 janvier, à l’issue d’un Conseil des ministres. «Le collège électoral est convoqué samedi 12 avril. Cette décision intervient quelques jours après l’adoption d’un nouveau code électoral qui autorise les militaires au pouvoir à se présenter aux élections, sous certaines conditions

Le capitaine Traoré, dont le statut passe de «président de transition» à «président du Faso», pourra par ailleurs se présenter aux «élections présidentielles, législatives et municipales», qui doivent être organisées à l’issue de cette période, a poursuivi le colonel Diallo.

Les militaires au pouvoir à Ouagadougou dirigé par le plus jeune président du monde, Ibrahim Traoré, prolongera sa transition jusqu’en 2029, c’est-à-dire cinq années de plus, avant de passer le relais à un président démocratiquement élu. À la fin de la transition ou avant, si la situation sécuritaire du pays le permet, le capitaine Traoré pourra se présenter aux «élections présidentielles, législatives et municipales»

«En application des conclusions du Dialogue national inclusif, l’organisation des élections sera désormais assurée par le ministère de l’Intérieur ; En tout état de cause, le processus sera entouré de toutes les garanties de transparence, de liberté et de participation», a déclaré le porte-parole du CTRI, le Colonel Ulrich Manfoumbi Manfoumbi.

Alors que plusieurs partis d’opposition sous le régime Bongo et des associations militaient pour la mise en place d’une instance indépendante, le «Dialogue National Inclusif» a décidé de confier l’organisation des élections au ministère de l’Intérieur. Celui-ci redevient ainsi «G.O» (ndlr : Gentil Organisateur) des rendez-vous électoraux.