L’euro est resté stable jeudi près du bas de sa fourchette récente avant une réunion de la Banque centrale européenne (BCE) qui a relevé les taux d’un quart de point, la première hausse du taux directeur en près de trois ans, tandis que les marchés, plus largement, gardaient un œil attentif sur les développements dans le Golfe.
La devise européenne est restée stable à 1,1536 dollar. Cependant, il demeure plus proche de ses plus bas de la mi-mars (aux alentours de 1,14 dollar) que de son plus haut d’après-guerre de la mi-avril, au-dessus de 1,18 dollar.
La hausse des taux de la BCE était attendue depuis longtemps, ce qui signifie, selon les professionnels, que l’attention principale de marchés lors de la réunion de ce jeudi 11 juin de la BCE se porterait surtout sur les orientations futures de la politique monétaire « étant donné qu’il existe actuellement une probabilité d’environ 50/50 de hausses consécutives en juin et juillet ».
« L’euro pourrait légèrement s’affaiblir si la présidente de la BCE, Christine Lagarde, ne signale pas dès le mois prochain qu’une nouvelle hausse des taux est envisagée », prédisent des experts. Les autres grandes devises, la livre sterling et le yen japonais sont restés stables face au dollar, malgré une faible volatilité. La devise britannique s’échangeait à 1,3364 dollar, tandis que la monnaie nipponne atteignait 160,5 yens pour un dollar, des niveaux où les cambistes restent vigilants quant à une éventuelle intervention officielle de la BoJ (Banque du Japon).
La Banque du Japon se réunit la semaine prochaine et devrait également relever ses taux, bien que son gouverneur Kazuo Ueda ait été hospitalisé et manquera la réunion de politique monétaire des 15 et 16 juin. Les opérateurs ont également continué de suivre l’actualité du Golfe, où les hostilités ont repris entre les Etats-Unis et l’Iran pour la deuxième journée consécutive, Donald Trump promettant de nouvelles frappes si Téhéran n’accepte pas immédiatement un accord de paix.
De son côté, la Fed devrait maintenir ses taux inchangés lors de la première réunion de Kevin Warsh en tant que président de la Réserve fédérale la semaine prochaine, une forte majorité d’économistes interrogés par Reuters prévoyant que la banque centrale américaine maintiendra ses taux inchangés pour le reste de 2026.
Le nouveau président de la Fed marquerait ainsi son engagement ferme dans la lutte contre l’inflation, faute de quoi le marché obligataire pourrait réagir négativement.

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