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En 2024, la croissance globale du produit intérieur brut (PIB) du Maroc a ralenti à 3,2 %, sous l’effet de la sécheresse. Toutefois, la croissance non agricole a augmenté pour atteindre un taux estimé à 3,8 %, portée par la revitalisation du secteur industriel et le rebond de la formation brute de capital. L’inflation étant passée sous la barre des 1 %, Bank Al-Maghrib a pu amorcer un assouplissement de sa politique monétaire. La position extérieure du Maroc demeure stable, avec un déficit modéré du compte courant financé par des flux d’investissements directs étrangers croissants, soutenus par la solidité de la confiance des investisseurs. En dépit de pressions sur les dépenses, le ratio dette/PIB diminue progressivement.

Selon le dernier bulletin de la Banque mondiale en date du 26 mars, l'économie marocaine a fait preuve de résilience, affichant des tendances positives en 2024, malgré des défis importants. Les récentes précipitations ont permis d’atténuer les conditions de sécheresse, ouvrant la voie à des perspectives plus favorables pour le secteur agricole. D'après ce même document de la Banque mondiale pour le Maroc, intitulé Prioriser les réformes pour améliorer le climat des affaires, la croissance globale devrait atteindre 3,6 % en 2025

Depuis 2020, le Maroc est confronté à de multiples défis, notamment la pandémie de Covid-19, les fluctuations des prix des matières premières, l’inflation, un séisme dévastateur et des sécheresses prolongées. En réponse, le pays a engagé des réformes ambitieuses, guidées par le Nouveau modèle de développement (NMD), afin de favoriser une croissance plus forte et équitable.

Le Conseil d’Administration de la Banque mondiale a approuvé un financement de 600 millions de dollars pour la troisième phase du programme de renforcement du capital humain pour un Maroc résilient ». Cette troisième et dernière opération vise à soutenir la résilience du Maroc face aux risques sanitaires, à améliorer le capital humain durant l’enfance, à réduire la pauvreté des personnes âgées et à renforcer la gestion des risques climatiques.