Tous les articles qui parlent de Akinwumi Adenisa - Page 3

L’Italie s’est engagée à se joindre aux efforts des États-Unis et de l’Union européenne pour promouvoir le développement durable le long du corridor de Lobito (Angola-RDC-Zambie), en mobilisant une contribution additionnelle de 320 millions de dollars pour soutenir cette infrastructure ferroviaire stratégique. Le corridor de Lobito est un tronçon de chemin de fer qui serpente à travers des régions riches en minerais et en pétrole de l’Angola, de la République démocratique du Congo et de la Zambie. Il relie l’Afrique centrale et l’Afrique australe et donne accès à l’Afrique de l’Est et à l’océan Atlantique. 

Le président américain Joseph Biden et la présidente en exercice du G7, la présidente du Conseil (Première ministre) italienne Giorgia Meloni, ont coprésidé une réunion en marge du récent sommet du G7 tenu à Rome afin d’examiner le Partenariat du G7 pour les infrastructures mondiales et l’investissement (PGII) et des synergies éventuelles avec le plan Mattei pour l’Afrique, initié par Rome

Le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, présentant la stratégie, a déclaré : «En tant que première institution de financement du développement en Afrique, et banque des solutions pour l’Afrique, nous sommes parfaitement conscients que la prochaine décennie sera décisive pour la transformation du continent.» 

En marge des assemblées annuelles qui se tiennent actuellement à Nairobi, le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a présenté mercredi 30 mai, sa Stratégie décennale 2024-2033. Il s’agit d’un schéma directeur «pour faire face aux défis urgents du continent et l’accompagner sur la voie d’une croissance économique et d’une prospérité durables.» Reste à résoudre l’équation de financements, 600 milliards de dollars en dix ans. Le véritable nerf de la guerre.

Le panel a examiné la manière dont des investissements ciblés et des technologies de pointe pourraient répondre aux besoins pressants de 2,4 milliards de personnes qui ne disposent pas d’une alimentation adéquate et de 2,2 milliards de personnes qui manquent d’eau potable à travers le monde, mettant en évidence le rôle de l’Afrique dans ce défi mondial.

Devant les participants au Forum économique de Riyad (qui se veut le «Davos» du Moyen-Orient, le Président du groupe de la Banque africaine de Développement, Akinwumi Adesina, a lancé un appel à une coalition d’engagements publics et de financements du secteur privé pour libérer le potentiel agricole de l’Afrique, et «ouvrir la voie à l’autosuffisance alimentaire du continent et à sa contribution à la sécurité alimentaire mondiale.»

«Nos versements seront moins élevés, ce qui nous permettra de libérer une moyenne de 150 à 200 millions de dollars par mois.» Par ailleurs, les mécanismes contenus dans les contrats de prêts avec la China Development Bank seront revus, mais le calendrier des échéances restera le même.

Comme l’a dénoncé récemment le Président de la Banque africaine de développement (BAD), Akinwumi Adesina, dans une violente critique des financements chinois gagés sur l’exploitation des ressources naturelles de pays africains, Luanda estime que les prêts garantis par le pétrole, sont assortis de «conditions de remboursement trop exigeantes et inacceptables.» Décidément, la contestation de la Chinafrique monte crescendo.

Pour le Président de la BAD, les rapports de force étant en faveur du prêteur dans les négociations, il dicte ses conditions aux pays à court d’argent. Ce déséquilibre, associé à un manque de transparence et à un risque de corruption, crée un terrain fertile pour les abus, accuse ouvertement Adesina.

Dans un entretien accordé à l’agence Associated Press et publié sur le site de la Banque africaine de développement (BAD), Akinwumi Adesina, Président de la BAD, d’habitude pondéré, a lâché ses chevaux. Il a déclenché une violente charge contre les prêts accordés aux pays africains en échange de l’exploitation de leurs ressources naturelles.