Le président américain Joseph Biden et la présidente en exercice du G7, la présidente du Conseil (Première ministre) italienne Giorgia Meloni, ont coprésidé une réunion en marge du récent sommet du G7 tenu à Rome afin d’examiner le Partenariat du G7 pour les infrastructures mondiales et l’investissement (PGII) et des synergies éventuelles avec le plan Mattei pour l’Afrique, initié par Rome
La réunion a passé en revue les réalisations du Partenariat du G7 pour les infrastructures et l’investissement, et le respect des engagements pris depuis son lancement en 2022. L’Italie s’est engagée à se joindre aux efforts des États-Unis et de l’Union européenne pour promouvoir le développement durable le long du corridor de Lobito (Angola-RDC-Zambie), en mobilisant une contribution additionnelle de 320 millions de dollars pour soutenir cette infrastructure ferroviaire stratégique. Le corridor de Lobito est un tronçon de chemin de fer qui serpente à travers des régions riches en minerais et en pétrole de l’Angola, de la République démocratique du Congo et de la Zambie. Il relie l’Afrique centrale et l’Afrique australe et donne accès à l’Afrique de l’Est et à l’océan Atlantique.
Il est typique des mégaprojets d’infrastructure soutenus par la Banque africaine de développement pour permettre à l’Afrique d’atteindre son objectif déclaré de transformation économique, de développement durable et d’éradication de la pauvreté.
50 milliards de la BAD dans les infrastructures en 8 ans
Le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, a révélé aux dirigeants du G7 que la BAD avait investi plus de 50 milliards de dollars dans des infrastructures sur le continent au cours des huit dernières années. De ce fait, la Banque est le principal bailleur des fonds en matière d’infrastructures en Afrique. Toutefois, il a averti que « l’Afrique a un déficit de financement des infrastructures de 68 à 108 milliards de dollars par an.
À l’appui de l’objectif du Partenariat du G7 pour les infrastructures et l’investissement de mobiliser 600 milliards de dollars d’investissements dans les économies émergentes, une coalition d’investisseurs américains a mis en lumière et engagé à nouveau des milliards de dollars d’investissements privés dans des infrastructures de grande envergure dans les marchés émergents.
Voici les projets logistiques en cours, ou sur le point d’être lancé :
. Le corridor de transport de 1 110 km qui relie l’Éthiopie à Nairobi et à Mombasa, pouvant augmenter de 400 % les échanges commerciaux entre ces deux pays.
. Le corridor de Lobito entre l’Angola, la Zambie et la RDC. La Banque africaine de développement débloquerait 500 millions de dollars pour financer l’extrémité zambienne du corridor. Le financement du corridor ferroviaire central qui relie la Tanzanie, la RDC et le Burundi, évalué à 3,2 milliards de dollars, et dont le financement se fera par la titrisation.
Le financement, à hauteur de 213 millions de dollars, de la ligne de transport d’énergie reliant la Mauritanie et le Mali et du pont de Rosso reliant le Sénégal et la Mauritanie.











