Tous les articles qui parlent de Tim Clark

Le meilleur exemple est encore fourni par Emirates. Elle vient de publier ses résultats pour l’exercice 2025 / 2026 qui s’est terminé au 31 mars de cette année. Les résultats sont impressionnants. Bien que le nombre de passagers soit en diminution de 1% avec 53,2 millions de passagers tout de même, le chiffre d’affaires progresse de 2% à 35,7 milliards de dollars et surtout le profit net atteint un niveau jamais égalé de 5,4 milliards de dollars.

Le mouvement est une des caractéristiques du transport aérien, et c’est bien normal. Mais depuis le début de 2026, on sent frémir des évolutions qui risquent d’avoir un impact durable sur ce secteur d’activité. En dépit des difficultés actuelles, dont on espère qu’elles seront vite derrière nous, la tendance semble bien être vers une amélioration de la qualité de service alliée à une augmentation généralisée des tarifs.

Il faut dire que les constructeurs se heurtent à d’immenses difficultés. Boeing doit tout d’abord réformer entièrement sous le contrôle maintenant très strict de la FAA (La Fédéral Aviation Administration) qui ne laissera plus rien passer après les graves manquements enregistrés à propos du Boeing 737 MAX. Il faudra de nombreux mois avant que la production de Boeing passe des quelques 30 appareils mensuellement produits aux 70 à 80 nécessaires.

Décidément, plus le transport aérien est dénigré et plus il se développe sous l’avalanche de commandes en provenance essentiellement de l’Asie et du Golfe mais également de la part des compagnies dites occidentales obligées de rajeunir leurs flottes vieillissantes sous la pression écologique. Or seuls deux constructeurs sont en mesure de faire face à ce tsunami : Airbus et Boeing. Certes les fabricants d’avions régionaux Embraer ou ATR ont encore leur mot à dire, mais les défis sont infiniment plus simples pour eux que pour les deux géants

Par définition l’avenir est ce qu’il y a de plus difficile à prévoir surtout dans ces matières-là. Si donc rien ne vient perturber en profondeur la marche des évènements, il restera un sujet de fond : réussir la transition écologique, la décarbonation de la planète et du transport aérien en particulier. Pour réussir ce challenge, on peut, bien entendu réduire le nombre de vols voire interdire des dessertes.

A la 14è édition 2023 du World Conncet les réflexions étaient pour les volumes des avions à mettre en ligne dans le futur proche et la politique de décarbonation des avions à exploiter

A la tête de la compagnie qatarie depuis 1997, soit 3 ans après son début d’exploitation, il a réussi à en faire un acteur majeur du transport aérien international transportant plus de 30 millions de passagers essentiellement sur du long courrier avec 255 appareils de nouvelle génération.

Après presque 3 décennies de gestion de Qatar Airways, Sheikh Akbar Al Baker, Président de la compagnie passe la main a Badr Mohammed Al-Meer qui dirige les opérations de l’aéroport de Doha.