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Dans le système international actuel, les grandes puissances n’attendent ni consensus ni compassion pour agir. Elles agissent d’abord, justifient ensuite. Le Venezuela de Nicolás Maduro en est une illustration éloquente : sanctions économiques, isolement financier, pressions diplomatiques. Le droit international est invoqué après coup, non comme contrainte, mais comme outil de légitimation.

Entre droit international invoqué et rapports de force imposés, le cas Maduro met à nu la réalité brutale de la géopolitique mondiale. Pour la République démocratique du Congo, cette séquence n’est pas lointaine : elle constitue un avertissement stratégique. Dans l’ordre international, la puissance précède le discours, et l’absence de leviers condamne à la dépendance.

L’Allemagne, avec son réarmement massif, sa souveraineté industrielle et son rôle central dans l’aide militaire et financière à l’Ukraine, s’affirme comme le pivot de l’Europe continentale. Sa position géographique, démographique et économique, associée à une proximité stratégique et culturelle avec les États-Unis d’Amérique, lui permet de combler le vide laissé par un Royaume-Uni sorti de l’Union européenne et par une France dont l’impéritie stratégique et économique a laissé le pays désarmé face aux enjeux du nouveau millénaire, au risque d’un jugement sévère de l’histoire.

La guerre en Ukraine et la recomposition mondiale des puissances mettent l’Europe face à une vérité incontournable : la puissance ne se décrète pas, elle se structure et se défend. Comme le soulignait Pierre-Marie Gallois, pionnier de la réflexion stratégique française, la France ne peut se contenter de ressources militaires et diplomatiques : elles doivent être traduites en vision et en action politique.

Ce modèle, pensé comme émancipateur pour la métropole, a été exporté dans les colonies, contribuant à former des élites locales tout en maintenant une dépendance politique et culturelle.

  La République et l’école : un universalisme sélectif Au XIXᵉ siècle, l’école républicaine a été un instrument majeur de diffusion de l’universalisme français, mais de manière sélective et hiérarchisée. Cette période montre comment l’école façonne les esprits tout en limitant l’accès aux savoirs essentiels. Jules Ferry et ses contemporains ont façonné un projet éducatif qui enseignait le français mais restreignait l’accès à l’histoire, à la géographie et à l’esprit critique. Comme Ferry, Père fondateur de l’identité républicaine, le déclarait en 1881 : «gardons-les (à l’école) jusqu’à l’âge de 14 ans, c’est assez, bien assez puisque nous ne voulons leur rendre familiers nos beaux programmes d’enseignement primaire, que nous ne voulons leur apprendre ni beaucoup d’histoire, ni beaucoup de géographie, mais seulement le français, le français avant tout, le français et rien d’autre.»

Tribune | Discours de la compassion budgétée : Tshisekedi à Paris, l’argent avant la paix ? [Par Willy Lukanga – Easy Cargo Freight International]

Un plaidoyer calibré pour les bailleurs À Paris, le président Félix Tshisekedi a dressé un tableau dramatique de la situation humanitaire dans l’Est de la République démocratique du Congo. Il a appelé la communauté internationale à soutenir la paix et la stabilité dans la région des Grands Lacs. Résultat immédiat : plus de 1,5 milliard d’euros de promesses d’aide humanitaire et de développement ont été annoncés.

À l’heure actuelle, une personne sur dix dans le monde vit dans des régions confrontées à un stress hydrique élevé ou critique. Au cours des 50 dernières années, les périodes de graves pénuries de pluie ont augmenté de plus de 230 % à l’échelle mondiale (a). En Afrique de l’Ouest, de nombreuses communautés s’ajustent à l’évolution des régimes pluviométriques et à la diminution des ressources hydriques grâce à une résilience, une créativité et un savoir local remarquables. Leur expérience permet de mieux comprendre comment les économies peuvent s’adapter et prospérer face à l’évolution des conditions écologiques.

L’eau n’est pas uniquement une question de survie, elle est aussi synonyme de prospérité. Dans les pays à faible revenu, plus de la moitié des emplois dépendent de l’eau (a). En Afrique subsaharienne, ce chiffre atteint 62 %. La chute des précipitations entraîne celle du PIB, ce qui montre à quel point l’eau est essentielle non seulement à la vie, mais aussi au travail et à la croissance.