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Depuis les années 1980, avec l’instauration des premiers embargos, les États-Unis ont appliqué une politique de pression économique graduelle sur l’Iran. Cette «strangulation progressive» consiste à isoler diplomatiquement le régime, à frapper son économie avec des sanctions ciblées et à entraver ses échanges commerciaux. L’objectif n’est pas d’engager un affrontement direct, mais d’affaiblir lentement le pays, de faire plonger son économie sans déclencher un conflit ouvert.

Alors qu’on se souvient encore des déferlements militaires en Irak sous George W. Bush, la politique américaine envers l’Iran a adopté une forme plus discrète mais non moins efficace. Ce n’est plus la guerre traditionnelle qui prévaut, mais une «guerre financière» menée en plusieurs actes, où le levier économique et la manipulation des marchés remplacent le fracas des bombes

Loin d’un récit misérabiliste, l’Afrique s’affirme comme un laboratoire mondial d’innovation en santé. Face aux carences structurelles des systèmes publics, des acteurs privés, communautaires et technologiques inventent, chaque jour, des solutions agiles, résilientes et souvent frugales. Et ce mouvement, loin d’être marginal, est en train de redéfinir les modèles de santé du XXIe siècle.

En 2050, l’Afrique abritera près de 2,5 milliards d’habitants, soit un quart de la population mondiale. Ce bouleversement démographique majeur met les systèmes de santé sous tension extrême. Aujourd’hui déjà, plus de 50 % des Africains n’ont pas un accès régulier aux soins de base. Ce constat alarmant est bien connu. Ce qui l’est moins, c’est que cette fragilité sanitaire constitue aussi l’une des plus grandes opportunités économiques, entrepreneuriales et technologiques du continent

Pour comprendre cette recomposition en cours, il ne suffit plus de parler d’influence des grandes puissances, il faudra aussi s’intéresser à la manière dont les décisions sont prises, aux perceptions des dirigeants et aux jeux internes qui influencent leurs choix. C’est ce que révèle l’approche dite de la Foreign Policy Analysis, en s’intéressant moins aux États comme blocs monolithiques qu’aux décideurs, à leurs intérêts, leurs contraintes et leurs perceptions du monde.

La région MENA n’est plus simplement le théâtre de rivalités entre puissances extérieures, elle est devenue le terrain d’une bataille plus complexe, où se croisent stratégies globales – de Washington à Moscou, en passant par Pékin – et ambitions régionales portées par des puissances régionales comme l’Iran, la Turquie, Israël, les Émirats Arabes Unis, l’Arabie Saoudite ou le Qatar

On lui reproche : De ne pas avoir formé ni équipé l’armée nationale ; D’avoir affaibli les FARDC en les infiltrant avec des anciens rebelles ; D’avoir éliminé des généraux patriotes, mettant à mal la chaîne de commandement ; D’avoir été la marionnette de Paul Kagame, compromettant la souveraineté du pays ; D’avoir laissé l’économie s’effondrer, abandonné la justice, la santé, l’éducation…

En République Démocratique du Congo, le président honoraire Joseph Kabila est devenu le point focal de toutes les critiques. Huit ans après la fin de son règne, il est encore accusé de tout : de l’échec militaire à la crise économique, en passant par l’effondrement des institutions. On semble croire que la solution aux problèmes du pays passerait par la "mort" politique – voire physique – de Joseph Kabila.

Durant les 50 premières années du transport aérien moderne que l’on peut dater de la fin de la Deuxième Guerre Mondiale, un seul modèle existait : un transport cher avec une qualité de service exceptionnelle chargée de compenser l’absence de confort des appareils alors en service. Les tarifs étaient réglementés par IATA et la concurrence d’ailleurs très faible entre les opérateurs, s’exerçait essentiellement sur la qualité du service, l’accent étant mis sur les nouveaux appareils dont l’arrivée du Boeing 747 a été l’archétype.

Il est toujours intéressant de lire les publicités et les communiqués de presse des compagnies aériennes. On y apprend finalement beaucoup sur l’état d’esprit du secteur et on peut deviner les grandes tendances à venir. J’en note une essentielle : il semble bien qu’au lieu d’un rapprochement des modèles «low costs»  et transporteurs traditionnels, on sent une inflexion vers une diversification plus accentuée.

Pour certains, ce style brutal semble irrespectueux. Exposer publiquement des chefs d'État à la télévision va à l’encontre des codes diplomatiques classiques. Mais pour d’autres, c’est peut-être le réveil nécessaire

Avec le retour de Donald Trump à la Maison-Blanche, la diplomatie américaine reprend un ton direct, sans filtre et stratégie. Lors de récentes rencontres dans le Bureau Ovale, notamment avec les présidents d’Ukraine et d’Afrique du Sud, le message est clair : «nous connaissons vos gouvernements, vos pratiques et vos faiblesses. Nous travaillerons avec vous, seulement si vous corrigez vos politiques et servez nos intérêts.»

Le politologue américain Joseph Nye a théorisé trois formes de pouvoir :
• Le hard power : coercition par la force ou l’économie (sanctions, armée, domination).
• Le soft power : influence par la séduction, la culture, les valeurs.
• Le smart power : combinaison habile des deux, dans une logique stratégique d’impact.

La Responsabilité Sociétale des Entreprises : une puissance en mutation
À l’heure où les entreprises sont de plus en plus sommées de «prouver leur impact», la Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE) ne peut plus se réduire à une simple posture éthique ou à un supplément d’âme. Elle devient un outil stratégique de robustesse et de durabilité, mais également d’influence, entre normes, valeurs et performances durables. Et si, au croisement des notions de soft power et de résultats mesurables imposés par les Objectifs de Développement Durable (ODD), la RSE s’affirmait comme une forme inédite de “smart power” ? Une puissance hybride, éthique et opérationnelle, mobilisée pour transformer le réel autant que le devenir, tout en influençant les représentations