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Sécurité maritime : Le Nigeria sort de la blacklist

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La marine nigériane vient d’annoncer le retrait du pays de la liste rouge des Etats à haut risque de piraterie maritime, élaborée par Bureau Maritime International (IBM). Cet organisme relevant des Nations-Unies, avait placé les eaux du pays parmi les moins sécurisées au monde, à la suite de la recrudescence du piratage maritime, du vol de pétrole et d’autres attaques enregistrées dans le golfe de Guinée durant les années 2019 et 2020.

Le Nigeria revient de loin. Un rapport de Bureau Maritime International avait indiqué que 95 % des incidents de piratage répertoriés dans le monde en 2020 se sont produits dans le Golfe de Guinée, la plupart au large des côtes nigérianes. IBM avait également relevé que le Nigeria servait de base de retranchement pour des groupes armés basés dans le Delta du Niger, d’où ils organisent des enlèvements d’équipages.

La Lloyd’s Market Association, un regroupement de grandes compagnies mondiales d’assurance, avait aussi mis le pays sur sa liste des zones les plus dangereuses pour les expéditions maritimes, augmentant ainsi les primes d’assurances pour les cargaisons devant emprunter le littoral nigérian. Ce qui n’a pas manqué de grever les coûts de revient des marchandises pour les chargeurs.

En juin 2021, le chef de l’Etat nigérian a décidé de lancer une contre-offensive contre le piratage maritime. Il avait ordonné des unités militaires mieux équipées de matériel plus moderne et plus puissant pour assurer la sécurité et la liberté de navigation dans les eaux territoriales du pays. Le gouvernement avait ainsi débloqué 195 millions de dollars.

L’intervention de l’armée a clairement inversé la tendance. Dans son rapport 2021, Bureau Maritime International, indique que seulement 4 incidents ont été signalés dans les eaux nigérianes au cours des 3 premiers trimestres de 2021, contre 17 en 2020.

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