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Face aux médias, le président du Groupe de la BAD, Sidi Ould Tah et le ministre congolais de l’Économie, Ludovic Ngatsé, ont dressé un bilan particulièrement positif de ces cinq jours de tractations de haut niveau. Cette édition 2026 marque un tournant important avec l’adoption formelle des nouvelles orientations stratégiques destinées à remodeler le paysage économique africain.

Le rideau est tombé ce 29 mai sur les Assemblées annuelles 2026 de la Banque africaine de développement (BAD). Dans un contexte mondial sous tension, l’institution panafricaine et le gouvernement congolais affichent leur satisfaction après avoir entériné une feuille de route historique qui a pour objectif d’accélérer la transformation locale des ressources et moderniser l’architecture financière du continent.

C’est un discours de rupture qui fera date dans les annales de la finance panafricaine. Réunis au Centre international de conférences de Kintélé à Brazzaville, les gouverneurs et partenaires du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) ont assisté à un véritable manifeste pour l’autodétermination financière du continent.

À l’ouverture des travaux de la 61e édition des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement, son président, Sidi Ould Tah, a bousculé les codes. Face aux chefs d’État et aux décideurs réunis en République du Congo, il a appelé à une rupture doctrinale : l’Afrique doit cesser de quémander l’aide internationale pour enfin mobiliser sa propre épargne et imposer sa souveraineté économique.

Dans son discours inaugural, João Manuel Gonçalves Lourenço, président de la République d'Angola et président de l'Union africaine (UA), a souligné que l'Afrique doit investir entre 130 et 170 milliards de dollars par an pour jeter les bases d'une croissance durable. «Nous devons passer des paroles aux actes,» a-t-il exhorté. «Ce sommet représente une étape décisive vers la mobilisation des ressources nécessaires pour renforcer la connectivité et l'intégration à travers notre continent.»

Le troisième sommet sur le financement du développement des infrastructures en Afrique s'est ouvert mercredi 29 octobre à Luanda avec un appel à l'action retentissant des dirigeants africains, qui ont souligné que la libération du plein potentiel du continent en tant que moteur de la croissance mondiale dépendait de la réduction de son énorme déficit de financement des infrastructures.

S'exprimant lors de la retraite de la Renaissance africaine (African Renaissance Retreat) qui vient de s'achever à Kigali, au Rwanda, Dangote a souligné que malgré les défis importants auxquels l'Afrique est confrontée, sa population jeune et ses ressources abondantes, dont environ 30 % des réserves minérales mondiales et les plus grandes réserves d'or, de cobalt, d'uranium, de platine et de diamants, offrent des opportunités de croissance substantielle et inclusive.

Le magnat nigérian, Aliko Dangote, Président du groupe éponyme, a invité du 6 au 8 septembre à Kigali, la capitale du Rwanda, des personnalités influentes mais également des richissimes et capitaines d’industrie, toutes d’origine africaine, a une rencontre. Objectif assigné à cette rencontre : réunir les leaders les plus inspirants dans le secteur privé pour imaginer et dessiner des solutions aux défis qui se posent au continent.