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Transformation structurelle des économies du continent : Le fonds Africa 50 consolide son rôle de catalyseur  

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D’abord le crédo. Investir dans les infrastructures pour la croissance en Afrique. Le fonds Africa 50 fait aujourd’hui face à une rupture majeure (crises, pandémies…) qui le positionne non plus en tant que simple véhicule d’investissement mais au cœur des projets de transformation structurelle des économies africaines. Preuve s’il en est. En moins de six ans d’existence, le fonds a levé quelque 5 milliards de dollars pour le financement des infrastructures en Afrique. Ce 19 juillet à Marrakech, son président du conseil d’administration et Président de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, promet de maintenir son rôle de catalyseur. Décryptage

 

Dans son discours à l’ouverture des assises de l’assemblée annuelle du fonds Africa 50, le président de la Banque africaine de développement a rendu un vibrant hommage au Maroc et au leadership du roi Mohammed VI pour ses stratégies politiques dans plusieurs domaines, notamment dans les secteurs économique et social où le Royaume enregistre de réels succès. Pour Akinwumi Adesina, «le Maroc est un exemple à suivre dans le dynamisme du secteur privé, la technologie du digital, la transition énergétique, l’agriculture, l’éducation, la finance… ». En somme, dans tous ces secteurs essentiels au développement économique et social d’un pays.
L’Afrique, continent qui possède 60% des terres arables du globe, a intérêt à investir massivement dans l’agriculture et la production de fertilisants pour atteindre l’autosuffisance alimentaire au lieu de continuer à compter sur d’autres pays. Le conflit russo-ukrainien en est une parfaite illustration. C’est là où le rôle de Africa50 sera déterminant dans les années à venir. Sous la direction de son PDG Alain Ebobissé, reconduit pour 5 autres années, en moins de 6 ans d’existence, le Fonds Africa50 a déjà pu réunir quelque 5 milliards de dollars pour accompagner le financement des infrastructures en Afrique.

Les retombées prennent déjà forme

Nadia Fettah Alaoui et Alain Ebobisse

Nadia Fettah Alaoui ministre marocaine de l’Economie et des finances et Alain Ebobissé PDG de Africa50

En Égypte, au Sénégal et au Niger, Africa50 soutient 1000 MW dans ces 3 pays. Par son apport, il accompagne la construction du bridge (pont) devant relier les deux capitales les plus proches au monde : Kinshasa en RD Congo et Brazzaville en République du Congo. Idem concernant le financement de la route entre Nouakchott et Boutilimit en Mauritanie.

Kigali Innovation City (KIC) est également accompagné par Africa50. Il co-finance le projet avec le Rwanda Development Board. Le coût total du projet devrait atteindre environ 300 millions de dollars. L’État du Rwanda a accepté de fournir les infrastructures partagées et les incitations qui permettront à l’écosystème de prospérer. Africa50 structurera le projet sous forme de PPP avec un partenaire stratégique (à sélectionner). D’autres investisseurs pourraient s’y joindre à un stade ultérieur. Ce projet est actuellement en cours de développement.
Au Maroc, Africa50 réitère son engagement à soutenir le développement des infrastructures lors d’une réunion avec la ministre de l’Économie et des finances, Nadia Fettah Alaoui.

Multiplication de capital

Le Groupe de la Banque africaine de développement et Africa50, en partenariat avec la Commission de l’Union africaine et l’Agence de développement de l’Union africaine (AUDA-NEPAD), envisagent de créer, en collaboration avec des partenaires mondiaux, une alliance pour des infrastructures vertes en Afrique.
Pour ce qui est de l’environnement, depuis quelques années, le changement climatique est devenu un immense défi pour les économies de l’Afrique et les moyens de subsistance de sa population, en dépit des faibles émissions de gaz à effet de serre.
Concernant les infrastructures, le principal défi à leur développement sur le continent africain reste le manque d’opportunités bancables. Par conséquent, l’élaboration et la préparation des projets revêtent une importance capitale. Les capitaux sont pourtant disponibles. Cependant, ce qui fait défaut, c’est une solide réserve de projets «dé-risqués» avec des flux de trésorerie stables à long terme.
On observe également un appétit croissant des institutionnels pour les investissements verts, durables, environnementaux et sociaux. C’est pourquoi ces institutions africaines et leurs partenaires mondiaux sont déterminés à contribuer, un tant soit peu, à atténuer les effets néfastes du changement climatique en investissant rapidement dans des infrastructures plus vertes, résistantes au climat, inclusives, de qualité et durables.
L’Alliance pour des infrastructures vertes en Afrique complétera, renforcera et s’associera à des initiatives continentales et mondiales afin de mobiliser des capitaux privés pour financer des projets d’infrastructures vertes. L’idée est de combler les lacunes en matière d’investissement et de générer des financements à grande échelle et ce, le plus rapidement possible.
Concrètement, l’Alliance pour des infrastructures vertes en Afrique mobilisera d’importants capitaux pour accélérer la transition juste et équitable du continent vers zéro émission net, avec deux objectifs stratégiques : développer et financer une solide réserve de projets transformationnels et bancables plus écologiques, et catalyser le financement rapide et à grande échelle des infrastructures écologiques en Afrique.
Afin de constituer une solide réserve de projets bancables, l’alliance mobilisera jusqu’à 500 millions de dollars pour fournir des ressources à un stade précoce afin de développer des projets d’infrastructures plus écologiques. Cela commencera dès la phase de préfaisabilité et ira jusqu’à la clôture commerciale et financière.
Ces ressources permettront également de soutenir le développement d’idées novatrices pour accélérer la transition vers zéro émission net, qui, si elles s’avèrent durables, pourront être transposées à plus grande échelle et reproduites dans d’autres pays.
Les activités de développement de projets de l’alliance devraient générer jusqu’à 10 milliards de dollars d’opportunités d’investissement. Ce montant sera mobilisé grâce à une combinaison de co-investissements, de cofinancements, d’atténuation des risques et de financements mixtes provenant des membres de l’alliance, d’autres institutions de financement du développement, d’institutions financières commerciales et de fondations, d’investisseurs institutionnels publics et privés africains et mondiaux, de promoteurs de projets, d’opérations souveraines de banques multilatérales de développement et de donateurs bilatéraux du G20.
Les membres de l’alliance vont s’unir et conjuguer leurs efforts pour accélérer la transition de l’Afrique vers le zéro émission net, en comblant les lacunes en matière d’infrastructures résilientes au changement climatique, aidant ainsi l’Afrique à réaliser ses ambitions de développement au niveau mondial.

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