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Oakland/Kinshasa - Le 20 mai dernier, l'ancien Premier ministre de la RDC, Matata Ponyo, l'ancien gouverneur de la Banque centrale, Deogratias Mutombo, et l'homme d'affaires sud-africain, Christophe Grobler, ont été reconnus coupables de détournement de fonds liés au projet de parc agro-industriel de Bukanga Lonzo. Matata Ponyo a été condamné à dix ans de travaux forcés, et les deux autres à cinq ans. Le tribunal a également ordonné la confiscation des biens des deux premiers, ainsi que la privation de leurs droits civils et politiques pendant cinq ans.

Le 20 mai 2025, la Cour constitutionnelle de la RDC délivrait de lourdes peines de travaux forcés pour détournement de fonds à l’encontre de trois acteurs clés du projet de parc agro-industriel de Bukanga Lonzo, dont l’ancien Premier ministre Matata Ponyo. La débâcle du parc de Bukanga Lonzo démontre qu’il est urgent d’en finir avec les éléphants blancs des grands projets agricoles en RDC. Le projet PRODAN, actuellement en cours de mise en place à Ngandajika (province de Lomami) grâce à un prêt de la Banque africaine de développement (BAD), est voué à un échec similaire. La CONAPAC et l’Oakland Institute exhortent le gouvernement congolais et la BAD à engager d'urgence une consultation avec la société civile et les organisations paysannes afin de réorienter radicalement le projet.

Dans une interview accordée au média russe Sputnik et diffusée lundi soir sur les ondes de la Radiodiffusion Télévision du Burkina (RTB), le président burkinabè n’a pas mâché ses mots. Il a dénoncé des propos "mensongers" et exigé des excuses publiques de la part du général américain. "Ça fait très mal de voir un Noir qu'on utilise pour combattre un Noir", a-t-il déclaré, dénonçant une instrumentalisation jugée "dangereuse." Ibrahim Traoré a estimé que Michael Langley devait "avoir honte", "demander pardon" et "démentir publiquement ses propos." Selon lui, ces déclarations relèvent d’une tentative de manipulation qui, affirme-t-il, ne trompe plus la jeunesse africaine.

Le président du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a vivement réagi aux déclarations du général Michael Langley, chef du commandement américain pour l’Afrique (US AFRICOM), qui affirmait en avril 2025 que les ressources minières du Burkina Faso "ne profiteraient pas à la population" mais serviraient à "protéger le régime en place"