Tous les articles qui parlent de Airbus - Page 4

Descendant de l’horloger Abraham-Louis Breguet (1747-1823), Louis Charles Breguet, (1880-1955) diplômé de l'Ecole Supérieure d'Electricité (SupElec) est un constructeur d'avions français. En tant que membre de la famille Breguet, il perpétue une longue tradition d'innovations technologiques. Il crée en 1935, la Société Anonyme des ateliers d'aviation Louis Breguet, répartie à Paris et sur plusieurs sites dont Saint-Nazaire dans l’estuaire de la Loire. Il décide de s'agrandir afin de développer sa production aéronautique. Ses ateliers de Saint-Nazaire, imbriqués au milieu des chantiers navals, se prêtent mal au projet d'extension. Il décide alors d'implanter une usine près de Nantes.

Louis Charles Breguet a participé en 1924 aux Jeux Olympiques d'été et a remporté une médaille de bronze en tant que barreur de son voilier de 8 mètres Namoussa. Les temps pionniers de l’aviation sont nés dans des hangars à bateaux, avec les premiers hydravions en bois et en tissu. Entre ciel et mer, la haute technologie navale a nourri des innovations aéronautiques. La décarbonation renforce aujourd’hui cette complémentarité

En fait plutôt que de séparer les flux entre la voie aérienne et la voie ferrée on pourrait alors séparer les flux par type de transport : les compagnies spécialisées dans le cargo et celles dédiées aux passagers. Notons que le mode de distribution est déjà organisé de cette manière.

La concurrence entre les deux modes de transport collectif que sont la voie ferrée et la voie aérienne a pris des allures de combat surtout depuis que la mode écologiste s’est insérée dans le débat. Ce phénomène ne concerne que quelques parties de la planète, là ou les deux modes de transport sont les plus développés. En fait il ne s’agit que de l’Europe. Les autres continents sont beaucoup plus étendus et peu couverts par des infrastructures ferrées à la notable exception de l’Inde et de la Chine. Mais en Europe la concurrence fait rage

Il faut dire que les constructeurs se heurtent à d’immenses difficultés. Boeing doit tout d’abord réformer entièrement sous le contrôle maintenant très strict de la FAA (La Fédéral Aviation Administration) qui ne laissera plus rien passer après les graves manquements enregistrés à propos du Boeing 737 MAX. Il faudra de nombreux mois avant que la production de Boeing passe des quelques 30 appareils mensuellement produits aux 70 à 80 nécessaires.

Décidément, plus le transport aérien est dénigré et plus il se développe sous l’avalanche de commandes en provenance essentiellement de l’Asie et du Golfe mais également de la part des compagnies dites occidentales obligées de rajeunir leurs flottes vieillissantes sous la pression écologique. Or seuls deux constructeurs sont en mesure de faire face à ce tsunami : Airbus et Boeing. Certes les fabricants d’avions régionaux Embraer ou ATR ont encore leur mot à dire, mais les défis sont infiniment plus simples pour eux que pour les deux géants

Une version équipée de 800 sièges avait déjà été envisagée pour la compagnie Air Austral, mais un changement de direction n’a pas permis à ce projet d’aboutir. Il est d’autre part fort possible que les moteurs actuels ne permettent pas d’équiper un tel mastodonte, or seul Rolls-Royce s’intéresse aux très gros réacteurs capables d’être montés sur une version allongée du A 380.

Il est fréquent que les prévisionnistes puissent se tromper et la projection des résultats passés ne préjuge pas les futurs. Cependant le transport aérien montre une grande constance dans son évolution et les experts s’accordent pour prédire une croissance continue dans les 25 prochaines années, même en prenant en compte les contraintes écologiques. Il n’est pas inutile de rappeler les chiffres du passé

Les commandes ont afflué auprès du constructeur européen alors que Boeing ne disposait pas d’un appareil compétitif. C’est alors que, pour des raisons strictement économiques, une version aménagée du B737 a été créée en urgence sans prendre en compte toutes les précautions liées à la sécurité. Cela ne pardonne pas et deux accidents mortels ont frappé Lion Air et Ethiopian Airlines. Comme il s’agissait de transporteurs disons exotiques, Boeing a commis la grave erreur de prendre l’affaire avec une certaine arrogance allant jusqu’à accuser les transporteurs en question de défauts dans leur organisation.

Le géant de la construction aéronautique américain traverse de très sérieuses difficultés. Boeing a énormément de peine à se relever de sa compétition malheureuse avec Airbus pour les appareils moyen-courriers, en clair, la classe B737 d’un côté contre les A 320 du constructeur européen. Il faut tout de même remarquer que le fabricant américain a un peu cherché ce qui lui est arrivé