Brazzaville et le groupe émirati AD Ports Group ont conclu une série d’accords représentant plus de 236 millions de dollars d’investissements destinés au développement du terminal East New Mole de Pointe-Noire, futur terminal exploité sous l’enseigne Noatum Ports appartenant au groupe émirati. Les contrats portent à la fois sur les infrastructures maritimes, les aménagements à terre et l’acquisition d’équipements.
Ces accords interviennent dans le cadre du contrat de concession conclu entre le gouvernement congolais et AD Ports Group pour une durée de trente ans, avec une option de prolongation de vingt années supplémentaires. Le groupe émirati développe ce terminal à travers la coentreprise Noatum Ports Congo Pointe-Noire, créée avec CMA CGM via sa filiale CMA Terminals, à la suite d’un accord conclu entre les deux partenaires en février 2025. Mohammed Menhali, directeur régional d’AD Ports Group à Abu Dhabi, indique que « la signature de ces contrats d’une valeur de 200 millions de dollars, marque une étape majeure dans le développement du nouveau terminal de conteneurs.»
Ces accords comprennent deux contrats de travaux maritimes et d’infrastructures terrestres d’une valeur d’environ 150 millions de de dollars attribués au groupement MAR Contracting Sarlu et MBTP SA JV, ainsi qu’un contrat de 50 millions de dollars pour la fourniture d’une dizaine de grues à la société chinoise Shanghai Zhenhua Heavy Industries.
Le futur terminal comprendra, dans une première phase, un quai de 420 mètres avec un tirant d’eau de 16 mètres, capable d’accueillir des navires de classe Patagonia, ainsi qu’une plateforme logistique de 100 000 m². AD Ports Group précise également disposer de droits lui permettant de développer ultérieurement des capacités supplémentaires de fret polyvalent, en fonction de l’évolution de la demande. Les accords signés couvrent plusieurs composantes techniques du projet.
Le contrat relatif aux travaux maritimes comprend notamment la construction du quai, des structures en mer, des fondations destinées aux grues et des infrastructures côté maritime. Les travaux terrestres portent, quant à eux, sur les installations du terminal à conteneurs, les bâtiments administratifs, les réseaux techniques, les sous-stations électriques et les équipements de soutien.
Selon le chronogramme communiqué par les investisseurs, les travaux devraient s’étaler sur environ vingt-quatre mois, tandis que la mise en exploitation commerciale du terminal est annoncée pour le quatrième trimestre 2028.
En s’appuyant sur des infrastructures portuaires comparables, AD Ports Group estime que le terminal pourrait générer à terme, jusqu’à 9.000 emplois directs et indirects. Les activités de construction devraient mobiliser jusqu’à 800 postes, tandis que l’exploitation du terminal pourrait générer environ 400 emplois directs supplémentaires. Le groupe ajoute qu’environ 7.000 emplois indirects pourraient émerger autour des nouvelles activités et services liés au terminal.





République du Congo
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