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Le Premier ministre sénégalais l'a désigné comme l'un des principaux contrevenants du secteur minier. ICS est contrôlée par Indorama Corporation, une société privée basée à Singapour. Il faut s’attendre à une cascade d’actions de demandes de dédommagements et d’indemnisations devant les cours d’arbitrage visant l’Etat sénégalais.

C’est un coup de tonnerre et une offensive qui ont secoué les milieux économiques. Le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko a déclaré jeudi 12 mars que le contrat gazier du groupe énergétique anglo-néerlandais BP est «inéquitable» et qu’en conséquence, il est révoqué, comme le sont 71 permis miniers. Par ailleurs, le gouvernement a gelé les comptes bancaires d'Industries Chimiques du Sénégal (ICS) jusqu'à ce que le groupe, spécialisé dans les phosphates et les engrais, verse à l'Etat 250 milliards de francs CFA (380 millions d'euros)

Le contrat qu’on chercherait à reconduire, contre toutes logiques, qui justifie de toutes les critiques, constituerait la source des plus grandes pertes pour la Mauritanie. L’article 23 du décret 2019-56 fixe à 2 ans la durée du contrat. Une dérogation ne pourrait être accordée que par un autre décret. Est-ce le cas présentement ? Et pour quels motifs ? Le motif qui aurait été invoqué est la concordance du marché d’approvisionnement avec celui de la construction d’un dépôt pétrolier de 100 000 m3 dont le financement et le paiement sont assurés par ajout au prix des prix pétroliers d’importation

Pour avoir renforcé la sécurité énergétique et la croissance industrielle du Sénégal et de la Mauritanie, le projet transfrontalier de développement du gaz conventionnel GTA a reçu le prix de la stratégie de monétisation du gaz de l’année lors de la conférence African Energy Week (AEW) : Invest in African Energy 2025, au Cap en Afrique du Sud qui s’est tenue cette année, en reconnaissance de son rôle pionnier dans la transformation du bassin MSGBC en une région exportatrice de gaz d'importance mondiale.

  En effet, le 17 avril dernier, le géant énergétique British Petroleum (bp) a annoncé le chargement réussi de sa toute première cargaison de gaz naturel liquéfié (GNL) depuis le projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA), situé à la frontière maritime entre le Sénégal et la Mauritanie.

Après les craintes causées par la fuite au niveau de l’un des puits, l’espoir revient, en Mauritanie et au Sénégal, avec l’annonce de la réussite d’une première exportation du gaz de Grand Tortue Ahmeyim (GTA) qui fait entrer les deux Etats voisins dans l’histoire des pays exportateurs de gaz.

Le fait que bp ait annoncé pourtant que le puits concerné est «en réparation» n’a pas rassuré complètement ceux qui commencent à douter sur le véritable impact socio-économique de l’énorme gisement gazier découvert au large du Sénégal et de la Mauritanie. Ce scepticisme ne vient pas uniquement du fait qu’un ancien ministre mauritanien de l’Economie et des Finances, fin connaisseur du domaine, ait déclaré que les retombées de l’exploitation de GTA ne sont pas attendues sur le court et moyen termes, mais parce que tout problème qui surgit au moment de la mise en exploitation du gaz va être inscrit au registre des charges et amoindrir, du coup, ce que la Mauritanie et le Sénégal sont en droit d’attendre comme retombées financières au terme d’accords mal négociés au départ, estiment des experts indépendants des deux pays.

Le gaz du gisement transfrontalier mauritano-sénégalais de Grand Tortue Ahmeyim (GTA) hiberne depuis deux mois, alors que la société bp et ses partenaires, KosmosEnergy, la SMH et Petrosen avaient annoncé, en grande pompe, le début de l’exploitation début janvier. L’annonce impromptue d’une fuite de gaz, le 19 février, semble avoir tempéré les ardeurs, à tel point que le pessimisme commence à gagner le cœur de la plupart des citoyens mauritaniens déjà échaudés par le manque d’impact réel d’autres ressources comme l’or, le cuivre et le fer exploités pourtant depuis des décennies

Le management du groupe anglo-néerlandais n’a pas tardé à ajuster sa stratégie. BP a informé les marchés que «les énergies renouvelables ne sont plus au cœur de la stratégie du groupe» dans une annonce mercredi 26 février.

C’est probablement un effet collatéral du retour de Donald Trump à la Maison Blanche. Le président américain a non seulement sorti son pays de l’«accord de Paris», mais a surtout banni toutes les contraintes réglementaires relatives à la transition énergétique qui pesaient sur les entreprises.

Avec 425 milliards de mètres cubes, le bloc GTA est un gisement de grande envergure. Avec une capacité de production de 2,5 mtpa dans la première phase et de 5 mtpa dans la seconde - selon que les développeurs du projet décident ou non de doubler la capacité de l'infrastructure FLNG -, le projet offre un nouvel approvisionnement crucial pour les consommateurs européens et une source de revenus stratégique pour le Sénégal et la Mauritanie. Si le projet ne comblera pas nécessairement le vide laissé par la Russie - après exportation et regazéification, la première phase de GTA exportera l'équivalent de 3,69 milliards de m3 - il jouera un rôle stratégique dans la diversification des chaînes d'approvisionnement mondiales et dans la stimulation d'une croissance économique durable au Sénégal et en Mauritanie. Alors que la première phase du projet donne la priorité aux exportations, la seconde phase comporte une forte composante de gaz local pour les deux pays.

Le Sénégal et la Mauritanie ont franchi une étape historique avec le démarrage des opérations du projet Greater Tortue Ahmeyim (GTA). Les développeurs du projet, bp et Kosmos Energy, ainsi que la compagnie pétrolière nationale (NOC) sénégalaise Petrosen et la société mauritanienne des hydrocarbures (SMH), ont officiellement ouvert le premier puits du projet GTA, signalant ainsi le début des opérations techniques et une nouvelle ère de développement axé sur le gaz et la sécurité énergétique en Afrique de l'Ouest