En Guinée, Cegelec lance un ambitieux programme combinant transport et production d’électricité, avec à la clé un renforcement durable du réseau national et un transfert de compétences au profit des équipes locales.
Nouvelle étape dans la stratégie africaine de Cegelec. À travers sa filiale VINCI Energies Guinée, l’entreprise décroche un contrat majeur auprès du ministère guinéen de l’Énergie, portant sur un investissement de plus de deux milliards de dirhams.
Ce projet structurant illustre la montée en puissance du savoir-faire marocain à l’international, capable de concevoir et de livrer des infrastructures énergétiques intégrées, depuis la production jusqu’au transport de l’électricité.
Des infrastructures clés pour sécuriser l’électricité
Au cœur du programme : la construction de lignes et de postes Très Haute Tension, ainsi que le développement d’une centrale photovoltaïque d’une capacité de 50 MWc, accompagnée de ses infrastructures d’évacuation vers le réseau national.
L’ensemble vise à renforcer la fiabilité du système électrique guinéen, tout en augmentant les capacités de production et de transit. Le projet s’inscrit également dans une logique de transition énergétique, en facilitant l’intégration des énergies renouvelables dans le mix national.
Le pari du capital humain et du transfert de compétences
Au-delà des infrastructures, Cegelec mise sur l’humain. «Ce projet s’appuiera pleinement sur les compétences locales », souligne Abdellah Sabri, directeur général de Cegelec et de VINCI Energies en Afrique.
L’ambition est claire : favoriser la montée en expertise des équipes guinéennes à travers un transfert structuré de savoir-faire. Une approche qui vise à ancrer durablement les compétences dans les métiers du transport d’électricité et du solaire, tout en renforçant l’autonomie du pays.
Une présence africaine en consolidation
Ce nouveau contrat s’inscrit dans la continuité des projets menés par Cegelec sur le continent, notamment au Bénin, en Côte d’Ivoire, en Mauritanie ou encore au Sénégal. L’entreprise a également livré des infrastructures énergétiques d’envergure au Moyen-Orient et en Afrique de l’Est.
Cette dynamique conforte son positionnement comme acteur de référence des infrastructures électriques en Afrique, sur fond de demande croissante en énergie fiable et durable.
Un lancement officiel à forte portée politique
Le coup d’envoi des travaux a été donné le 18 avril à Kamissaya, dans la préfecture de Kindia, en présence du Premier ministre Amadou Oury Bah, du ministre de l’Énergie Laye Sékou Camara, ainsi que de plusieurs membres du gouvernement.
Un signal fort pour la Guinée, qui accélère sa transformation énergétique, et pour le Maroc, dont l’expertise industrielle s’affirme comme un levier d’influence économique sur le continent.


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