L’agence de notation Moody’s a relevé, dans une décision publiée à Londres le 14 août 2026, la note d’émetteur à long terme de la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC), de B2 à B1, avec perspective stable [Source : communiqué de presse BIDC, 17 août 2026].

Basée à Lomé au Togo, l’institution de financement du développement des quinze États de l’Afrique de l’Ouest reste en catégorie spéculative, mais se rapproche d’un cran du seuil « investment grade. » De quoi améliorer ses conditions d’accès aux marchés internationaux de capitaux.
Ce que Moody’s a retenu
L’agence américaine justifie sa décision par la solidité du profil de solvabilité de la banque, un niveau de capitalisation jugé adéquat et une qualité d’actifs résiliente, alors même que la BIDC accroît ses financements à un rythme soutenu [Source : communiqué de presse BIDC, 17 août 2026]. Autre élément pris en compte : la diversification des sources de financement de l’institution, ainsi que le soutien de ses actionnaires, qui se traduit par la poursuite des libérations de capital et de nouveaux partenariats stratégiques.
L’effet BAD
Le relèvement intervient quelques semaines après une entrée au capital de poids : celle de la Banque africaine de développement (BAD), approuvée par son conseil d’administration en juin 2026, qui devient le premier actionnaire institutionnel de la BIDC. Une arrivée qui gonfle les fonds propres de la banque togolaise et renforce ses normes de gouvernance, deux paramètres que les agences de notation scrutent de près.
« Cette révision à la hausse de la notation témoigne des progrès réalisés par la BIDC dans le renforcement de ses bases financières et de ses capacités institutionnelles », a déclaré George Agyekum Donkor, président de la BIDC et de son conseil d’administration. Selon lui, l’Afrique de l’Ouest dispose désormais d’une institution « crédible et efficace » pour porter son propre programme de développement.
Un plan quinquennal à financer
Le contexte n’est pas anodin. La BIDC déploie sa stratégie de croissance, de résilience et d’optimisation (GRO) 2026-2030, un plan quinquennal axé sur les infrastructures, les énergies renouvelables, le secteur privé et la résilience climatique. Ces dernières semaines, la banque dit avoir fait avancer des projets dans les infrastructures, la santé et l’énergie.
Or ces ambitions supposent des levées de fonds conséquentes. Chaque cran gagné sur l’échelle de notation se traduit par un coût du capital plus faible et un élargissement du cercle des investisseurs possibles, certains fonds institutionnels étant tenus de n’acheter que des titres investment grade. La route reste néanmoins longue : entre le B1 actuel et le seuil Baa3 de Moody’s, il faudra encore franchir quatre échelons.








![Tribune | Les PME africaines doivent-elles encore penser leur visibilité pays par pays ? [Par Mohamed Mouatassim, Consultant SEO, GEO & AEO] Une PME marocaine qui commence à prospecter au Sénégal ou en Côte d’Ivoire peut facilement tomber dans un raisonnement rassurant : l’offre ne change pas, le site existe déjà, les contenus sont prêts. Il suffirait donc d’ouvrir les campagnes aux nouveaux pays, d’ajouter quelques mentions locales et d’attendre.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/08/Vu-dune-PME-dans-le-textile-habillement-au-Benin--450x249.jpg)


