Tous les articles qui parlent de Dutch Entrepreneurial Development Bank (FMO)

Pour un industriel du cacao, le fonds de roulement est un enjeu central : il faut disposer de liquidités importantes pour acheter les fèves auprès des coopératives avant même de transformer et de commercialiser les produits semi-finis. Le financement de FMO doit aider ICP à sécuriser des volumes réguliers issus de plantations durables, malgré les tensions qui pèsent sur les marchés internationaux.

La banque néerlandaise de développement FMO a signé, le 3 septembre 2026, une facilité de fonds de roulement de 20 millions d'euros, soit environ 13,1 milliards de FCFA, au profit d'Ivory Cocoa Products (ICP), l'un des principaux transformateurs de cacao détenus localement en Côte d'Ivoire. D'une durée de quatre ans, l'enveloppe comprend une tranche engagée de 15 millions d'euros et une tranche additionnelle de 5 millions non encore engagée. Objectif : permettre à l'usine de San Pedro de s'approvisionner régulièrement en fèves de qualité, dans un marché mondial toujours marqué par une forte volatilité des cours.

Le montage est désormais sur les rails. Le 31 août, 2PointZero a annoncé son partenariat avec Amaya Capital au sein d'un véhicule destiné à racheter les participations détenues par les fonds Actis et Africa50 dans Azura Power. Le montant de l'opération n'a pas été communiqué et la transaction reste suspendue aux autorisations réglementaires.

Le groupe émirati 2PointZero prépare une opération d'envergure dans l'électricité africaine. Sa branche énergétique, ePointZero, s'est alliée à l'investisseur nigérian Amaya Capital pour prendre le contrôle d'Azura Power Holdings, producteur indépendant présent au Nigeria, au Sénégal et au Mozambique. Une première incursion sur le continent qui pourrait ouvrir un nouveau chapitre dans l'offensive énergétique des capitaux du Golfe.

Depuis une décennie, l’écosystème de la finance climat s’est profondément densifié. Fonds multilatéraux, banques de développement, institutions bilatérales, investisseurs privés, fonds d’infrastructure, capital-investissement, marchés obligataires verts : tous ces acteurs ont progressivement orienté leurs stratégies vers la transition énergétique, l’adaptation climatique et la décarbonation des économies.

Par-delà les discours alarmistes sur un prétendu déficit de financements pour la transition bas carbone en Afrique, une réalité plus nuancée s’impose aujourd’hui : les capitaux existent. Ils sont même, dans une certaine mesure, abondants. Ce qui fait défaut, en revanche, c’est l’articulation stratégique des projets, leur structuration et leur capacité à répondre aux exigences des investisseurs.