Le Sénégal et ses partenaires ont toujours la confiance des investisseurs, à l’image du bouclage du financement du projet Kolda de 72 millions d’euros réussi par Axian Energy.
Dotée d’un système de stockage par batterie, cette infrastructure marque une évolution vers des modèles énergétiques plus résilients et pourrait servir de référence pour d’autres projets en Afrique de l’Ouest.
Un signal fort envoyé aux investisseurs internationaux
Avec une capacité installée de 60 MW et un système de stockage de 72 MWh, la centrale NEA Kolda se distingue par l’intégration d’une technologie encore peu déployée à grande échelle dans la région. La production annuelle attendue, estimée à 91 GWh, permettra de renforcer significativement l’approvisionnement en électricité au Sénégal.
Pour rappel, le Sénégal vise 40 % d’énergies renouvelables dans son mix énergétique d’ici 2030 et plus de 30 % des communautés rurales du pays restent déconnectées du réseau.
Au-delà des réalités du terrain, le bouclage financier par AXIAN Energy marque une étape décisive pour le paysage énergétique sénégalais et illustre la solidité des modèles de financement hybrides sur le continent. En mobilisant 72 millions d’euros auprès d’un consortium de premier plan, incluant l’Emerging Africa and Asia Infrastructure Fund (EAAIF), la FMO (Banque néerlandaise de développement entrepreneurial) et la DEG (Deutsche Investitions- und Entwicklungsgesellschaft mbH), pour un investissement global de 90 millions d’euros, ce projet démontre une maîtrise accrue de la gestion des risques et une confiance renouvelée des bailleurs internationaux.
Sécurisé par un contrat d’achat d’électricité de 25 ans, ce succès financier souligne non seulement l’attractivité du marché sénégalais, mais pose également un jalon crucial pour la transition énergétique en Afrique.
Un modèle reproductible pour les futurs projets énergétiques
Le projet NEA Kolda d’AXIAN Energy pourrait servir de référence pour le développement de futures infrastructures hybrides en Afrique. En combinant production solaire et stockage, il illustre une évolution des standards techniques vers des solutions plus flexibles et adaptées aux contraintes locales.
Selon les Nations Unis, 190 milliards de dollars par an seraient nécessaires pour combler le déficit énergétique qui concerne plus de la moitié des habitants en Afrique. Ce type de modèle répond ainsi à plusieurs défis structurels du continent : croissance rapide de la demande, besoin de sécurisation des réseaux et nécessité d’intégrer des sources d’énergie renouvelables.
Par ailleurs, l’impact du projet dépasse le cadre énergétique. L’infrastructure devrait permettre d’alimenter plus de 235 000 foyers, tout en contribuant à la réduction des émissions de CO₂ et à la création d’emplois locaux, notamment lors des phases de construction et d’exploitation.À plus long terme, la généralisation de ce type de projets pourrait transformer la manière dont les réseaux électriques africains sont conçus, en favorisant des systèmes plus décentralisés, résilients et adaptés aux réalités territoriales.





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