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Pour rappel, l’étude réalisée par le nouveau Premier ministre Ousmane Sonko a révélé que le ratio de la dette par rapport au produit intérieur brut (PIB) atteignait en moyenne 76,3 % au cours des cinq dernières années sous la présidence de Sall, bien au-delà des 65,9 % annoncés. Elle montre également que le déficit budgétaire atteignait plus de 10 % du PIB à la fin de 2023, soit près du double des chiffres communiqués précédemment.

L'ancien président sénégalais Macky Sall a contesté les résultats d'un audit affirmant que son administration avait sous-estimé la dette publique et le déficit budgétaire, une découverte ayant provoqué une dégradation de la note de crédit du pays. Il a évoqué ce sujet lors d'une discussion avec Jennifer Zabasajja de Bloomberg à Londres.

Ces élections législatives anticipées ne sont en réalité que la suite logique de la conquête du pouvoir par le duo Diomaye- Sonko actée le 25 mars dernier par la reconnaissance du candidat du pouvoir, Amadou Ba, de sa défaite avant même la proclamation officielle des résultats par le Conseil constitutionnel ! Dès l’annonce officielle des résultats de la présidentielle, on savait qu’il fallait rebattre les cartes, une cohabitation en Afrique, comme celles que la France a connue, étant quasiment impossible.

Les Sénégalais s’apprêtent à revivre, en novembre prochain, une élection dont l’importance ne le cède en rien à celle d’il y a quelques mois qui a porté à la présidence de la République Bassirou Diomaye Faye et, au Premier ministère, son mentor Ousmane Sonko. En décidant de dissoudre l’Assemblée nationale, le 12 septembre dernier, le Président sénégalais joue à quitte ou double, en essayant d’aligner les astres en se donnant la possibilité d’arracher la majorité au parti de l’ancien Président Macky Sall et de pouvoir ainsi engager, en toute sérénité, les réformes qui ont permis au Pastef (Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l'éthique et la fraternité) de séduire 54% des Sénégalais

La coalition Takku Wallu Senegal «s’est accordée pour porter à la tête de la liste nationale le président Macky Sall», a dit Mansour Faye. «Ce qu’il a accepté», a-t-il ajouté. Un autre responsable, Abdou Mbow, a corroboré ces dires. Les deux responsables sont restés vagues sur la possibilité que Macky Sall, à l’étranger depuis la fin de son mandat, rentre faire campagne. «C’est notre souhait», a dit Mansour Faye.

Le Premier ministre Ousmane Sonko, écroué plus de sept mois sous la présidence de Macky Sall, a également été désigné tête de liste de son parti. Les deux se sont livrés pendant trois ans une épreuve de force qui a fait des dizaines de morts avant que l’allié du premier, Bassirou Diomaye Faye, soit élu président en mars dernier

Comment gouverner sans majorité au Parlement ? Bassirou Diomaye Faye qui a survolé la présidentielle de mars dernier avec plus de 54% des voix, dirige, depuis, sans majorité au Parlement. Il fait face à la réalité d’un pouvoir où l’opposition disposant d’une légère majorité à l’Assemblée nationale peut perturber l’exécution de son programme politique et l’obliger à des compromis en attendant la solution envisageable de législatives anticipées, avec l’espoir de rebattre les cartes autrement. 

Le Sénégal du duo Diomaye - Sonko retombe dans les travers de la politique politicienne,  celle des chamailleries entre la majorité et l'opposition. Passée l'euphorie d'une victoire surprise consacrant une alternance rare dans une Afrique où le Président sortant...sort rarement, Diomaye Faye et Ousmane Sonko se retrouvent face à un Parlement où le rapport des forces ne leur est pas favorable. 

La Déclaration de politique générale, prévue par l'article 55 de la Constitution, permet au Premier ministre de présenter son programme de gouvernement lors d'une plénière à l'Assemblée nationale. Les députés peuvent à cette occasion déposer une motion de censure contre le gouvernement.

Le bureau de l’Assemblée nationale sénégalaise (parlement) a annoncé avoir annulé le débat d’orientations budgétaire initialement prévu pour se tenir samedi 29 juin en présence du ministre des Finances et du Budget Cheikh Diba, manifestant ouvertement son désaccord avec le Premier ministre, Ousmane Sonko, sur la présentation de la Déclaration de politique générale (DPG) devant les députés

‘’Nous avons un pays à transformer, et nous le transformons’’, a-t-il juré dans un amphithéâtre de l’Université Cheikh-Anta-Diop de Dakar (UCAD) rempli comme un œuf, où il coanimait une conférence avec Jean-Luc Mélenchon, le leader du parti français de gauche, La France Insoumise (LFI) sur le thème : ‘’Échanges sur l’avenir des relations Afrique-Europe.’’

Le Président du parti Patriotes africains du Sénégal pour le travail, l’éthique et la fraternité (PASTEF-Les patriotes), Ousmane Sonko, et par ailleurs Premier ministre, a déclaré, jeudi 16 mai, que les nouvelles autorités sénégalaises réussiront à ‘’transformer le pays’’ dans le bon sens, faisant allusion à la promesse de rupture systématique promis par le Président de la République Bassirou Diomaye Faye