Dans une démarche totalement hors du temps, le gouvernement algérien va reprendre les actions du groupe néerlandais Veon dans le capital de Djezzy, premier opérateur de la téléphonie mobile du pays. Après l’acquisition des 51 % réalisée en 2014 pour 2,6 milliards de dollars, l’Etat se retrouve maître à bord. Ulcéré par les pressions politiques, Veon avait annoncé l’année dernière (en juillet 2021) son départ du pays.
C’est le Fonds national d’investissement, bras financier de l’Etat, qui a racheté la totalité des participations du groupe néerlandais dans Djezzy. La transaction, dont le montant n’a pas été précisé, porte à 96,57 % les parts de l’État algérien dans la société. Le reste des parts est principalement détenu par l’homme d’affaires algérien Malik Rebrab, directeur général de Cevital.
Selon Alger, la transaction a été réalisée « en vertu d’un accord de cession signé entre les deux parties, après plusieurs mois de discussions empreintes d’un esprit très élevé de responsabilité ayant comme ligne directrice le maintien de la stabilité et de la performance de l’entreprise ».
C’est en juillet 2021 que le gouvernement algérien a entamé le processus de rachat des parts de Veon dans Djezzy après que le groupe a annoncé sa décision de quitter l’Algérie.
Le harcèlement fiscal, les restrictions sur les importations et les transferts ainsi que d’autres mesures prises par l’Algérie ont contraint le groupe néerlandais à céder une participation de 51 % des actions de Djezzy au Fonds national de l’investissement pour plus de 2,6 milliards de dollars en 2014.
Djezzy vient s’ajouter à Mobilis sur la liste des opérateurs de téléphonie mobile détenus par l’État algérien. L’Etat entend « préserver la solidité de la gouvernance de la société tout en s’engageant à poursuivre son soutien au plan de développement de Djezzy, afin de maintenir le cap de la croissance et garantir sa pérennité et sa rentabilité ». Mais cette nationalisation menace ouvertement la concurrence sur le marché algérien des télécoms.





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