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Tunisie/Référendum constitution : Seule inconnue, la participation

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Un peu plus de 9 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes ce lundi 25 juillet, en Tunisie, pour un référendum sur la nouvelle Constitution, projet porté par le président Kaïs Saïed.

Le vote a lieu un an après la suspension du Parlement, qui a ensuite été dissout fin mars par le chef de l’Etat. Des voix se sont élevées pour dénoncer ce projet, mais le président conserve une solide popularité auprès de millions de sans-voix.

Kais Saed

Kais Saed, le Président tunisien

«Approuvez-vous le projet de la nouvelle Constitution de la République tunisienne ?» C’est à cette question, écrite en arabe et en français, que les électeurs tunisiens sont appelés à répondre, en cochant la case verte pour le oui, ou rouge, pour le non, rapporte une envoyée spéciale de RFI à Tunis.

Ce projet, porté par le président Kaïs Saïed, 64 ans, marque une rupture par rapport au système parlementaire en place depuis 2014, après la révolution qui avait balayé le régime de Ben Ali. 

La nouvelle Constitution accorde de larges pouvoirs au président. Celui-ci nomme le chef de gouvernement et les ministres, il peut les révoquer de façon unilatérale. Le chef de l’État nomme aussi les magistrats, sur proposition du Conseil supérieur de la magistrature. 

Le texte s’est attiré les foudres de l’opposition et d’une partie de la société civile. Mais le chef de l’État, élu en 2019, dispose encore d’une solide popularité, et une partie des Tunisiens sont déçus des partis politiques qui se sont succédé au pouvoir depuis dix ans sans apporter des solutions aux problèmes de la population.

Combien d’électeurs se déplaceront aujourd’hui pour aller glisser leur bulletin dans l’urne ? C’est la principale inconnue de ce scrutin. Les bureaux resteront ouverts entre 6h du matin et 22h, heure locale. Des horaires rallongés par rapport aux scrutins précédents, en ce jour férié qui marque la fête de la république tunisienne.

Aucun seuil minimal de participation n’est requis, pour valider ce référendum. La réponse majoritaire l’emportera, quel que soit le taux de participation enregistré. Après le référendum, des élections législatives anticipées sont prévues le 17 décembre.

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