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Tunisie Startup Act, une dynamique collaborative en marche.

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En Tunisie, le Startup Act lancé le 5 avril 2019 « donne déjà d’excellents résultats », mais « il nous faut aller encore plus loin », pense Mohamed Fadhel Kraeim, ministre des Technologies de la communication.

Premier pas structurant visant à stimuler l’écosystème entrepreneurial en Tunisie, «ce cadre juridique unique sera complété par d’autres programmes dans le cadre de l’initiative nationale Startup Tunisia destiné notamment à stimuler l’investissement et le financement, pierre angulaire de toute stratégie visant à appuyer nos startups pour devenir des champions régionaux et mondiaux», lit-on dans le Rapport 2019-2020.

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Le Startup Act devrait bénéficier également de programmes phares dont le «le lancement imminent, avec la CDC et (les) partenaires internationaux, du Fonds de Fonds ANAVA d’une taille cible de 200 millions d’Euros avec un 1er closing à 75 millions d’Euros.» Ce Fonds de Fonds permettra d’impulser une vraie industrie de Venture Capital en Tunisie couvrant toutes les phases de développement des Startups», se réjouit l’ancien ministre tunisien des Finances, Mohamed Nizar Yaiche.

Fin 2017, le projet a été validé en Conseil des ministres avec 20 mesures bien pensées et bien articulées avant d’être transmis au Parlement où il est devenu un cas d’école en termes d’efficacité et de célérité.

Approche collaborative et participative

Les indicateurs-clés relatifs à l’activité du Startup Act durant la période s’étalant d’avril 2019 à avril 2020 confortent l’approche collaborative et participative inédite que le gouvernement tunisien a fait sienne, dès 2016, date de genèse du Projet, et qui a permis d’élaborer et de rendre opérationnel ce cadre juridique unique.

Lancement du Startup Act

Lancement du Startup Act : les startups labellisées

Startup Tunisia désigne l’initiative nationale entreprise par l’Etat en collaboration avec le secteur privé, la société civile et les partenaires internationaux pour faire émerger un écosystème dynamique de startups depuis la Tunisie. L’objectif de faire de la Tunisie «un pays de startups à la croisée de la Méditerranée, de la région MENA et de l’Afrique» s’articule autour de quatre axes mettant en avant le cadre juridique (Startup Act), un nouveau cadre d’investissement (Startup invest), un nouveau schéma d’appui aux Startups et aux Structures de Soutien de l’écosystème (Startup Empower) et une nouvelle stratégie pour appuyer l’innovation dans le secteur public (Startup State).

Pour le Startup Act, un premier bilan fait état de 416 candidatures dont 248 ont obtenu le label de mérite (Label Startup) «accordé à toute société de droit tunisien qui respecte les critères de labélisation.» Ce Label est la clé de voûte pour accéder à l’univers Startup Act et ses avantages.

Les personnes physiques n’ayant pas encore créé leurs sociétés peuvent postuler au Pré-Label. Ainsi, 91 pré-label ont été octroyés dont 49 ont été transformés par la suite en label.

Le Rapport livre d’autres précieuses indications sur l’âge des startups (2,5 ans en moyenne), leurs zones de concentration (75,4% dans le Grand Tunis) et les secteurs d’activité : Business Software & Services (12,1%), Marketplace (10,9%), EdTech (10,9%), FinTech (9,7%), HealthTech (8,9%), Internet Of Things (7,7%), Artificial intelligence (6,9%)…

Ainsi, l’analyse des secteurs reflète une dispersion des domaines d’activité des startups sans faire apparaître de phénomène de concentration notable. Les 3 premiers secteurs (Business Software & Services, Marketplace, EdTech) représentent plus du tiers de la population analysée dans le Rapport et les 10 premiers secteurs d’activité accaparent 85% du nombre total de startups labélisées.

Le rapport sur le Startup Act donne également un aperçu sur la répartition géographique des startups internationales définies comme « une startup Tunisienne ayant créé des filiales à l’étranger, ou une startup étrangère ayant ouvert une filiale en Tunisie. » On dénombre ainsi 6 startups tunisiennes ayant des ramifications à l’étranger (la moitié en Europe) et 14 startups internationales, dont 86% d’Europe, installées en Tunisie.

Ces startups ont réalisé, en 2019, un chiffres d’affaires cumulé de Chiffre d’affaires cumulé 65.9 MDT (23.7 M$) dont 72.4% sur le marché tunisien pour 2 829 emplois créés.

Sur 549 personnes analysées, l’âge du profil type des fondateurs de startups en Tunisie se situe entre 20-34 ans (52,3%) et 35-49 ans (43,4%) dont 70% ayant un niveau BAC+5 et plus.

Les sources de financement en capital des startups sont pour 44% en provenance des familles et amis (Love Money), 25% d’organismes d’investissement réglementés, 11% de business Angels et 10% de sociétés ou groupe de sociétés.

Enfin, concernant le Business model, le Rapport note que « plus de la moitié des startups labélisées sont actives sur le segment Business to Business (B2B) adressant exclusivement un marché d’entreprises en fournissant des solutions innovantes adaptées. Près d’une startup sur quatre vend exclusivement aux consommateurs particuliers suivant un modèle Business to Consumers (B2C), tandis que 16% des startups labélisées combinent à la fois le modèle B2B et B2C. »  

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