Alors que le président français Emmanuel Macron critiquait, à N’Djamena en mi-février dernier, l’endettement des pays africains par la Chine, des chercheurs de l’Université John Hopkins aux Etats-Unis estiment que l’engagement de l’Afrique vis-à-vis de l’Empire du milieu restait relativement faible.
Il n’y a pas péril en la demeure concernant l’engagement des pays du continent vis-à-vis de leur principal partenaire asiatique, semblent dire les membres de l’Initiative de recherche sur les relations Chine-Afrique (CARI) de l’Université John Hopkins aux Etats-Unis. Dans une note publiée récemment, ils signalent que les créances dues par les pays africains au géant chinois ne sont que de 153 milliards de dollars en 2019 et 2020, à peine l’équivalent du PIB d’un pays comme l’Algérie ou le tiers de celui du Nigeria. En somme, à l’échelle du continent, ce montant est dérisoire.
Il y a lieu de noter que les engagements des pays africains se chiffrent à 358 milliards de dollars. Et certains comme l’économiste Bourlaye Bagayoko du Comité pour l’abolition des dettes illégitimes, parlent de plus de 500 milliards de dollars, constitués d’eurobonds, d’engagement bilatéraux et multilatéraux. C’est dire que la part de la Chine dans ce montant reste limitée. D’autant plus que tous les pays africains ne sont pas au même niveau vis-à-vis de ce partenaire, car l’Angola avec 37 milliards de dollars, l’Ethiopie et la Zambie sont les pays les plus endettés vis-à-vis de la Chine. L’écrasante majorité des pays du continent pourrait encore augmenter leurs engagements.
Cette analyse vient donc contredire les récents discours sur le surendettement de l’Afrique par la Chine, notamment celui du président français Emmanuel Macron. En sommet avec les chefs d’Etat du Sahel à N’Djamena en février dernier, il avait dit que « Rien ne sert de restructurer les dettes africaines à l’égard de l’Europe et des Etats-Unis si c’est pour contracter plus de dettes à l’égard de la Chine. Ce qu’on a quand même très souvent vu faire, ces dernières années ».
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