Le Fonds monétaire international (FMI) a déclaré jeudi 26 février avoir achevé deux examens du programme de réformes économiques de l’Egypte, ainsi qu’un autre examen dans le cadre du Mécanisme pour la Résilience et la Durabilité, permettant au Caire de recevoir environ 2,3 milliards de dollars US
Dans un communiqué, le Fonds a déclaré que l’Égypte recevra environ 2 milliards de dollars au titre de son programme de prêt de 46 mois ainsi que 273 millions de dollars au titre du Mécanisme pour la Résilience et la Durabilité. Ce montant porte le total des décaissements au titre des deux programmes à environ 5,2 milliards de dollars.
Pour accompagner les réformes structurelles dont la suppression des subventions de carburants est la plus emblématique, le gouvernement égyptien avait reçu un prêt de 3 milliards de dollars au FMI en décembre 2022. Ce programme a été porté à 8 milliards de dollars en mars 2024, alors que le pays était confronté à une forte inflation et à une pénurie de devises.
La crise des réserves de change du pays s’est également atténuée, grâce au prêt du FMI, aux recettes touristiques record, aux envois de fonds de la diaspora et aux accords avec les pays du Golfe, notamment les Emirats arabes unis, qui ont investi plusieurs dizaines de milliards de dollars dans la construction d’une nouvelle ville à une cinquantaine de kilomètres du Caire.
«La situation macroéconomique de l’Egypte s’est améliorée grâce aux efforts de stabilisation soutenus,» indique le FMI dans son communiqué. «Des politiques monétaires et budgétaires rigoureuses, conjuguées à la flexibilité du taux de change, ont contribué à rétablir la stabilité macroéconomique, à réduire l’inflation et à renforcer la position extérieure du pays.» Le Fonds a toutefois averti que les réformes structurelles ont été «inégales,» faisant référence à la cession d’actifs publics -un élément central de l’accord de prêt- où l’Institution estime que les progrès ont été lents.
Les efforts visant à réduire le poids écrasant de l’Etat dans l’économie, notamment les progrès en matière de privatisation, ont été plus lents que prévu, tandis que la dette publique reste élevée et les besoins de financement du Trésor continuent de limiter les marges de manœuvre budgétaires et de peser sur les perspectives de croissance à moyen terme, s’inquiète le FMI.





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