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ZLECA: les chefs d’Etat appelés à respecter la date d’entrée en vigueur du 1er juillet

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Les chefs d’entreprise exhortent les chefs d’Etat d’Afrique à respecter la date du 1er juillet pour l’entrée en vigueur de la ZLECA. 

Avant la réunion ministérielle de l’Union africaine (UA) des 5 et 6 mai qui discutera de la réponse commerciale à apporter au Covid-19 et de l’état de l’Accord de libre-échange continental africain (ZLECA), un certain nombre de chefs d’entreprise ont signé une lettre conjointe appelant les ministres et les chefs d’État à respecter le délai du 1er juillet pour l’entrée en vigueur de l’accord.

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La lettre a été écrite en réponse aux rumeurs dans les médias internationaux selon lesquelles la date de la ZLECA du 1er juillet sera reportée à l’année prochaine. Les signataires affirment qu’il n’y a aucune raison légitime de reporter la ZLECA même s’ils comprennent qu’une approche échelonnée peut être utilisée compte tenu des circonstances actuelles.

L’un des signataires de la lettre est Paulo Gomes, ancien directeur exécutif de la Banque mondiale et président du comité exécutif d’AfroChampions. Le réseau AfroChampions a été mandaté par l’Union africaine pour coordonner les discussions du secteur privé autour de la ZLECA. Il a déclaré que les ministres réunis la semaine prochaine avaient le devoir de respecter le délai actuel.  «Nous comprenons que certaines parties de la ZLECA sont sensibles. Les règles d’origine et les tarifs ont besoin de temps, mais nous pouvons commencer par le commerce des biens essentiels. Cela enverra un message fort au reste du monde que nous sommes sérieux au sujet de la ZLECA. C’est également un gage de responsabilité auprès des entreprises africaines», souligne un communiqué de AfroChampions parvenu à AFRIMAG. Et d’ajouter : «Le secteur privé est le plus grand bénéficiaire de la ZLECA, les chaînes d’approvisionnement étant perturbées à l’échelle mondiale, il est encore plus urgent que nous ayons un système fonctionnel sur le continent pour créer des chaînes d’approvisionnement continentales ». 

Dans la lettre, les signataires ont reconnu que les gouvernements avaient eu raison de veiller à ce que la réponse immédiate soit sanitaire.  Mais la crise imminente est économique et la ZLECA est un outil important pour aider à stimuler l’investissement et à créer des chaînes de valeur africaines.

Les signataires ont estimé qu’il n’y avait aucune raison pour que les négociations ne puissent pas se faire virtuellement. «Le monde étant confiné, nous avons vu des scientifiques se réunir virtuellement pour mettre au point un remède contre le virus, ce qui montre que les négociations et les pourparlers peuvent avoir lieu virtuellement », avancent les signataires.

Ils demandent également que le travail du Secrétariat de la ZLECA, qui comprend le recrutement de son personnel, puisse se poursuivre, afin qu’il soit opérationnel dès que les fermetures des frontières seront levées.

Pour rappel, les signataires font partie du réseau AfroChampions regroupant certains des plus grands noms du secteur privé africain et dont les mécènes incluent les anciens présidents sud-africain et nigérian respectivement Thabo Mbeki et Olusegun Obasanjo

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