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Afrique du Sud : un violent incendie dévaste le Parlement du Cap

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Parti de l’ancien bâtiment abritant l’Assemblée nationale, l’incendie n’a toujours pas été maîtrisé par les dizaines de pompiers du Cap. Aucune victime n’a été signalée pour l’instant.

Une partie du toit du Parlement sud-africain au Cap s’est effondrée, dimanche 2 janvier, dans un violent incendie. Après huit heures d’un combat difficile contre les flammes, le feu n’était toujours pas été maîtrisé par les dizaines de pompiers sur place. Aucune victime n’a été signalée, mais le bâtiment historique qui abrite une précieuse collection de livres et la copie originale du premier hymne national en afrikaans, « Die Stem van Suid-Afrika » (« la voix de l’Afrique du Sud »), chanté pendant l’apartheid, est déjà gravement endommagé. «Le toit de l’ancien bâtiment abritant l’Assemblée nationale s’est effondré, il n’en reste rien », a déclaré à la presse le responsable des services de sécurité et de secours de la ville, Jean-Pierre Smith. « L’ensemble a subi d’importants dégâts provoqués par la fumée et l’eau », a-t-il ajouté, déclarant que « l’incendie n’est pas maîtrisé ».

L’imposant bâtiment victorien à la façade rouge brique et blanche était toujours enveloppé d’un épais nuage de fumée noire à la mi-journée. Plus tôt, des images aériennes sur les chaînes de télévision ont montré d’immenses flammes s’échappant des toits. L’origine de l’incendie n’est pas connue, « une personne a été arrêtée et est en train d’être interrogée », a déclaré le président Cyril Ramaphosa qui s’est rendu sur place.

Les rues du quartier huppé ont été rapidement bouclées. Le cordon de sécurité s’étend jusqu’aux fleurs encore étalées sur le parvis de la cathédrale Saint-Georges voisine, où ont eu lieu la veille les obsèques de Desmond Tutu, dernier héros de la lutte contre l’apartheid mort le 26 décembre. Le matin même à l’aube, ses cendres ont été inhumées dans l’église au cours d’une cérémonie privée.

«Des dégâts importants»
Le feu s’est déclaré vers 5 heures (2 heures à Paris), dans l’aile la plus ancienne de l’édifice achevée en 1884, aux salles recouvertes de bois précieux et où siégeaient auparavant les parlementaires. Le feu s’est ensuite propagé dans les parties les plus récentes aujourd’hui en service. 
Une équipe de trente pompiers arrivés les premiers sur place ont lutté contre les flammes pendant plusieurs heures avant de devoir reculer face à l’intensité de l’incendie et appeler des renforts. Environ 80 pompiers sont actuellement sur le terrain. Certains tentent, munis d’une lance à eau du haut d’une grue, de calmer le feu. 
«Les pompiers tentent actuellement de maîtriser l’incendie dans la nouvelle aile, où le feu a touché l’actuelle salle de l’Assemblée nationale », a déclaré le porte-parole du Parlement, Moloto Mothapo, lors d’une conférence de presse en ligne. Selon l’ancienne maire du Cap et actuelle ministre Patricia de Lille, il faudra encore plusieurs heures avant que la situation ne soit sous contrôle. 
A l’intérieur des salles, une fine pluie de cendres grises tombait des plafonds sur des sols jonchés de débris. Les secours redoutent que le feu ne continue à se propager rapidement dans ces vieilles salles ornées de riches tapis et rideaux. C’est au Parlement que le dernier président sud-africain blanc, mort le mois dernier, FW de Klerk, a annoncé en février 1990 la fin du régime raciste d’apartheid. 
La ville a déjà été victime d’un important incendie en avril. Un feu sur la montagne de la Table surplombant la cité côtière s’était propagé et avait détruit des trésors de la bibliothèque de la prestigieuse Cape Town University en contrebas. Le Cap est le siège du Parlement composé de l’Assemblée nationale et d’une Chambre haute nommée Conseil national des provinces, alors que le gouvernement est installé à Pretoria.

                                                                            Avec AFP

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