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Assurance : Les Lloyds ne couvriront plus les cyberattaques

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Les attaques cyber inquiètent particulièrement le Lloyd’s. Les instances du groupe d’assureurs britanniques, une place de marché rassemblant plus de 70 sociétés d’assurance demandent à leurs membres de ne plus couvrir les cyberattaques liées à des Etats dès 2023.

Les inquiétudes du Lloyd’s se sont renforcées avec la guerre en Ukraine, qui a vu se multiplier les attaques cyber. Dans une note du syndicat citée par le «Wall Street Journal», le management du Lloyd’s, rappelle «son attachement à la couverture des cyberattaques, mais reconnaît également que les attaques soutenues par les Etats font peser un risque systémique sur le secteur des assurances». Pour l’organisation, il est donc nécessaire de mieux cadrer ce que les assureurs peuvent ou non couvrir, étant donné que «les pertes liées aux cyberattaques peuvent largement dépasser ce que le marché de l’assurance est capable d’absorber».

Les membres du Lloyd’s vont exiger que les polices d’assurance prévoient des clauses qui excluent les pertes découlant d’une guerre, qu’elle soit déclarée ou non, lorsque l’assurance ne dispose pas d’exclusion spécifique pour de tels conflits. Des clauses doivent également permettre d’exclure les pertes liées à une attaque soutenue par un Etat lorsque celle-ci a un «effet catastrophique» sur le fonctionnement de la nation ciblée.

Conséquences des collusions entre État et groupes criminels

Aujourd’hui, il est très difficile de déterminer une éventuelle collusion entre un groupe criminel et un Etat, si celui-ci agit en soutien ou sur ordre d’un gouvernement. Ce flou a déjà coûté cher à certains assureurs. L’affaire Merck, en janvier dernier, fait office de jurisprudence et fait trembler le monde des assureurs. Un tribunal américain a en effet donné raison à la multinationale pharmaceutique contre ses assureurs. L’entreprise leur reprochait de ne pas l’avoir couvert contre les dommages provoqués par la cyberattaque NotPetya en 2017 au motif qu’elle était un acte de guerre de la Russie contre l’Ukraine. L’attaque avait coûté 1,4 milliard de dollars à Merck.

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