En exil en Côte d’Ivoire, l’ex-président du Burkina Faso était attendu ce jeudi 7 juillet à Ouagadougou, huit ans après avoir été chassé du pouvoir par une insurrection populaire.
Il est invité par la junte pour prendre part à la rencontre d’anciens chefs d’Etat burkinabè « dans le cadre de la réconciliation nationale », selon un communiqué du gouvernement lu par son porte-parole, Lionel Bilgo.
Avant-hier mardi, l’entourage de l’ancien président déchu avait révélé que Blaise Compaoré devait retourner dans son pays pour un court séjour. Avant d’autoriser l’ancien président burkinabè à retourner dans son pays, Abidjan s’est assuré que ce dernier ne risquait « rien » et qu’il sera traité avec dignité.
Le 6 avril, Blaise Compaoré avait été condamné par contumace à la prison à perpétuité pour son rôle dans l’assassinat de son prédécesseur Thomas Sankara, lors d’un coup d’Etat qui l’avait porté au pouvoir en 1987.
Dans un communiqué, les avocats de Thomas Sankara ont appelé les autorités judiciaires à « faire arrêter et déférer Blaise, sans quoi ce sera la faillite de notre justice ».





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