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Développement durable : Le Burkina concocte le pôle de croissance du Sahel

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  • Les acteurs du développement du Burkina Faso avec à leur tête le chef du gouvernement, Beyon Luc Adolphe Tiao étaient en conclave, les 24 et 25 juillet à Dori, chef lieu de la région du Sahel burkinabé pour asseoir les bases d’un pôle de croissance
  • Il s’agit d’un programme de gouvernement censé impulser le développement socio-économique et durable de la partie septentrionale du pays
Mines en afriques

Faire profiter les populations locales du Sahel le potentiel minier.

Comme pour donner raison à l’économiste français François Perroux qui définit le développement comme l’ensemble des transformations des structures économiques, sociales, institutionnelles et démographiques qui accompagnent la croissance, la rendent durable et, en général, améliorent les conditions de vie de la population », le gouvernement burkinabè a opté pour approche pôles de croissance dans sa Stratégie de croissance accélérée et de développement durable (SCADD) et le Programme présidentiel « Bâtir, Ensemble, Un Burkina Emergent ». Ragaillardies par les résultats probants du pôle pilote dénommé Bagrépôle mis en œuvre dans la région du Centre-Est du pays et essentiellement centré sur la production agricole, les autorités burkinabè ont décidé de mettre le cap sur la partie septentrionale notamment la région du Sahel. Une option guidée par le potentiel minier et pastoral de cette région. En février 2013, le Burkina Faso disposait de six sites miniers industriels dont cinq dans la partie Nord et un site de manganèse (Tambao).

 Combler l’insuffisance des retombées de l’exploitation minière pour les populations

 Une étude intitulée : « Développement économique local dans les communautés minières du Nord/Sahel» menée par le ministère burkinabè de l’Economie et des Finances avec le soutien de la Banque mondiale indique que les retombées du boom minier sur le développement économique en général et le développement local en particulier restent encore faibles. Alors que l’or qui est devenu le premier produit d’exportation depuis 2006 a contribué à 11,5% du PIB du pays. Un état de fait auquel le gouvernement veut remédier. Le but du Pôle de croissance du Sahel est donc d’optimiser, pour les populations locales et l’économie nationale, les retombées de l’exploitation minière et des ressources animales.

La problématique majeure est de savoir comment exploiter ce boom minier pour dynamiser l’activité économique afin de booster durablement le développement économique aussi bien au niveau régional que national. En organisant des Assises nationales, il entend donc tracer une feuille de route focalisée sur le principe de la concertation, du dialogue et de communication comme un moyen d’impulsion et d’appropriation de la mise en œuvre des politiques de développement.

Comme quoi, la finalité objective de l’économie c’est aussi « une participation plénière de tous à la vie, dans toutes ses dimensions sociales » a encore dit Perroux. La construction du Pôle de croissance du Sahel (PCS) présente de nombreux défis. Au premier plan, il y a tout d’abord, l’émergence d’un secteur privé dynamique capable de saisir les opportunités qu’offrent les secteurs moteurs de la croissance que les mines et les ressources animales pour développer une activité économique croissante, ensuite, l’existence d’infrastructures critiques à même de favoriser la compétitivité des entreprises et enfin, la prise en compte des normes de durabilité dans toutes les actions menées. Le Pôle de croissance du Sahel sera mis en œuvre avec l’accompagnement de la Banque mondiale pendant cinq ans pour permettre de jeter les bases dudit pôle.

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