C’est une mesure qui traduit la montée en puissance des Etats-Unis et des Emirats arabes unis dans le secteur minier congolais. Grâce à un financement de 100 millions de dollars débloqué par Washington et Abu Dhabi, l’Inspection générale des Mines (IGM) annonce la création d’une garde minière paramilitaire destinée à sécuriser les sites d’extraction et les chaînes d’approvisionnement en minerais stratégiques.
Cette initiative intervient dans un contexte de rivalités internationales croissantes autour des ressources critiques. Premier producteur mondial de cobalt et deuxième du cuivre et acteur majeur dans le coltan et le lithium, la RDC fait face à une insécurité chronique dans ses zones minières, exacerbée par la présence de groupes armés soutenus par le Rwanda. Ces défis dissuadent les investisseurs internationaux et fragilisent les recettes de l’Etat congolais.
La nouvelle garde minière aura pour mission de sécuriser les sites d’extraction, d’escorter les convois des minerais et de protéger les infrastructures critiques, fonctions jusqu’ici assurées par les FARDC (l’armée congolaise). A terme, cette unité devrait contribuer à renforcer la traçabilité des minerais et à lutter contre les circuits illicites qui pullulent dans les régions instables. Le déploiement de cette force se fera de manière progressive. Un premier contingent de 2.500 à 3.000 hommes est attendu dès décembre 2026, après une phase de recrutement et six mois de formation. L’objectif visé est d’atteindre plus de 20.000 agents opérationnels dans deux ans.
Au-delà de la dimension sécuritaire, le projet s’inscrit dans une stratégie plus large de professionnalisation de la gestion minière. En confiant ces missions à une force dédiée, les autorités congolaises espèrent améliorer l’efficacité opérationnelle tout en recentrant l’armée sur ses fonctions régaliennes. Cette initiative s’inscrit dans un contexte international marqué par une compétition accrue pour l’accès aux minerais critiques, essentiels à la transition énergétique et aux technologies de pointe. Washington, désireux de réduire la dépendance mondiale à l’égard des chaînes d’approvisionnement dominées par la Chine, multiplie les partenariats avec des pays producteurs comme la RDC.
![Édito | Ça bouge dans le transport aérien [Par Jean-Louis Baroux] Le meilleur exemple est encore fourni par Emirates. Elle vient de publier ses résultats pour l’exercice 2025 / 2026 qui s’est terminé au 31 mars de cette année. Les résultats sont impressionnants. Bien que le nombre de passagers soit en diminution de 1% avec 53,2 millions de passagers tout de même, le chiffre d’affaires progresse de 2% à 35,7 milliards de dollars et surtout le profit net atteint un niveau jamais égalé de 5,4 milliards de dollars.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/05/Djara-320x158.jpg)




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