Arrivée jeudi soir à Ouagadougou, une délégation de la Cédéao conduite par la ministre ghanéenne des Affaires étrangères et de l’Intégration régionale, Shirley Ayorkor Botchwey, devrait rencontrer ce vendredi dans la matinée les autorités de la Transition, a annoncé le ministère burkinabè en charge des Affaires étrangères.
C’est la première mission de l’Organisation sous-régionale après la mise en place des organes de la Transition au Burkina Faso.
Après le coup d’Etat qui a renversé le Président Roch Marc Christian Kaboré le 24 janvier dernier, une charte (une sorte de constitution) devant régir la transition a consacré le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, comme chef de l’Etat pour une durée de 36 mois. Un gouvernement de 25 membres conduit par le Premier ministre Albert Ouédraogo, a été mis en place.
A la Cédéao, les responsables apprécient les premiers actes posés par la junte burkinabé qui, au contraire de ses homologues de Guinée et du Mali, a élaboré une feuille de route de la transition plutôt consensuelle assortie d’un chronogramme de retour à la « normalité » constitutionnelle. Mais le Burkina Faso reste suspendu des instances de la Cédéao, de l’Union africaine (UA), de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) conformément aux chartes de ces organisations.
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