En janvier 2022, les militaires burkinabés prenaient le pouvoir en renversant le président Roch Marc Kaboré qui était critiqué pour son bilan sécuritaire. Le putsch avait suscité au sein de la population l’espoir d’un véritable changement mais à ce jour, le tableau des résultats est maigre. C’est ce qui ressort d’une analyse que vient de publier l’Institute for Security Studies (ISS Africa), un think tank africain basé à Addis Abeba.
En renversant le président Roch Marc Christian Kabore, la junte au pouvoir avait en effet souligné le caractère impératif de la lutte contre l’insécurité, suscitant de nombreux espoirs quant à la fin du terrorisme. Pourtant, selon ISS Africa, ce coup de force a pour l’instant, un effet inverse sur la situation sécuritaire du pays. « Les chiffres sur lesquels se base l’étude ce think tank font état de 610 incidents violents, impliquant principalement des groupes extrémistes violents, entre le 25 janvier et le 8 avril 2022, faisant 567 morts. Par rapport à la période correspondante en 2021, le nombre d’incidents a quadruplé et les décès ont triplé », relève l’étude citée par Ecofin.
Les experts du think tank en arrivent à conclure que « la déstabilisation institutionnelle résultant du putsch du colonel Damiba semble surtout avoir profité aux extrémistes qui ont multiplié les actes de violence notamment durant le mois de février dernier ». Cette situation a entraîné une forte augmentation des populations déplacées à l’intérieur du pays fuyant les violences des groupes terroristes.
La junte au pouvoir à Ouagadougou justifie cette brusque détérioration du climat par une période creuse créée par la mise en place des institutions de la transition. Celle-ci prévue pour durer 36 mois devrait permettre, d’après les nouvelles autorités, d’obtenir des résultats probants dans la lutte contre l’insécurité dans le pays.

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