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Burkina Faso : La filière anacarde renforce ses capacités productives

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Le directeur général du Conseil burkinabè de l’anacarde (CBA), Joseph Zerbo et le directeur général de l’agence de financement et de promotion des petites et moyennes entreprises (AFP-PME), Kiswendsida Honoré Kietyeta ont signé, ce vendredi 13 novembre 2020 à Ouagadougou, un protocole d’accord dans le cadre du Projet de renforcement de capacités productives des entreprises de la filière anacarde au Burkina Faso (PRCP-Anacarde).

D’un coût d’environ 550 millions de FCFA, le projet de renforcement de capacités productives des entreprises de la filière anacarde au Burkina Faso (PRCP-Anacarde) se fera en trois phases. Une première phase de subvention en équipements de base au profit de petites entreprises de transformation de l’anacarde, à hauteur de 200 millions de FCFA. Ensuite, une autre de 300 millions de FCFA pour le financement des activités des acteurs de la filière anacarde et enfin, une phase consacrée à la formation des acteurs.

Ce projet a pour objectif d’accroître la compétitivité des PME évoluant dans le maillon de transformation de la chaîne de valeur anacarde du Burkina Faso. La zone d’intervention dudit projet est la région des Hauts-Bassins, des Cascades, du Sud-Ouest et du Centre Ouest. Il a une durée de vie de deux ans, s’étendant d’août 2020 à juillet 2022. Il faut noter que l’Etat burkinabè a mis en place le Conseil burkinabè de l’anacarde (CBA) -opérationnel depuis le 30 octobre 2020, – un établissement public à caractère économique destiné à accompagner les acteurs de la filière, et à structurer la filière cajou du pays.


Le cajou est le troisième produit agricole d’exportation du Burkina Faso après le coton et le sésame. Il s’agit donc d’un produit à fort potentiel économique qui a généré 117,11 milliards FCFA (178 millions euros) en 2018 contre 99,56 milliards FCFA (151,5 millions d’euros) en 2017. Chaque année, 45 000 ménages produisent sur 255 000 ha près de 100 000 tonnes de cajou. Plus précisément, la production a atteint 95 000 tonnes en 2019, en hausse de 11,8 % par rapport à 2018. Certes la transformation est encore timide mais elle progresse. De 5 000 tonnes en 2017, elle a grimpé à 9 000 tonnes en 2019. En outre, elle mobilise près de 11 000 emplois directs parmi lesquels 92 % sont des femmes. C’est dire que la filière anacarde contribue à la réduction de la pauvreté et se présente comme un produit à fort potentiel économique pour les zones productrices et pour le Burkina Faso.

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