fbpx

CFC Africa Insights: Relever le défi du numérique en Afrique

Pinterest LinkedIn Tumblr +

Casablanca Finance City (CFC) et Boston Consulting Group (BCG) ont organisé un webinaire autour des défis et opportunités de la digitalisation en Afrique comme conséquence de la pandémie Covid-19. Le continent africain qui a un retard certain dans le secteur du numérique a pourtant l’opportunité d’aller vers les technologies les plus avancées sans passer par les mêmes étapes que le reste du monde. Gouvernants, entreprises, universités ont néanmoins chacun un rôle à jouer pour atteindre cet objectif.

Cette rencontre a permis de faire intervenir des experts de divers horizons. A côté de CFC et de BCG, qui faut-il le rappeler, est le leader du conseil en stratégie d’entreprise, étaient également représentés l’éditeur de progiciels SAP, l’opérateur télécoms Orange mais aussi d’autres institutions africaines telles que Kigali Innovation City.

CFC qui en a profité pour présenter la 6ème édition de la série de rapports «CFC Africa Insights» dénommée «Rising to the Digital Challenge in Africa», invite ainsi les acteurs du continent à s’impliquer davantage dans le développement du secteur digital, chacun en ce qui le concerne. Pour sa part, Saïd Ibrahimi, directeur général de CFC a rappelé le rôle que son organisme entend jouer. «En tant que centre financier africain, nous sommes convaincus d’avoir un rôle clé à jouer dans l’établissement d’un environnement favorable aux affaires, permettant la création de valeur et favorisant l’innovation en vue d’accompagner l’accélération digitale de notre continent», a-t-il dit.

Evidemment, pour que le continent rattrape son retard, l’action seule d’un organisme comme CFC est loin de suffire, il faut que tout le monde apporte sa pierre à l’édifice. Pour réussir à saisir ces opportunités, les entreprises et les gouvernements doivent coordonner leurs efforts sur trois fronts.

Le premier implique de créer des opportunités d’affaires à grande échelle. Une taille de marché importante est incontournable pour rendre les modèles économiques du numérique viables et durables sur un continent qui dispose de nombreuses frontières internationales et est moins densément peuplé que d’autres régions.

Le deuxième, les entreprises et les gouvernements doivent alimenter et attirer les talents digitaux, ce qui nécessitera un éventail complet d’initiatives au niveau des entreprises et des pays. Ces initiatives doivent être conçues pour correspondre aux priorités de ces précieux collaborateurs.

En troisième lieu, les entreprises doivent construire des écosystèmes et des pôles d’innovation qui encouragent toutes les parties prenantes – gouvernements, entreprises, investisseurs, incubateurs, universités et opérateurs privés – afin d’œuvrer ensemble à libérer le potentiel des services digitaux en améliorant l’accès aux options de financement, la réglementation et la technologie.

Mais selon Patrick Dupoux, managing director and senior partner, Head of Africa au BCG l’espoir est plus que permis au vu des progrès récent réalisés par le continent. Et pour cause : «Notre recherche montre que la digitalisation arrive plus vite en Afrique que dans toute autre région du monde», a-t-il dit. Et d’ajouter : «Cela crée des possibilités stimulantes pour les consommateurs et les entreprises, y compris une chance de passer outre des technologies plus anciennes et tracer une voie uniquement africaine. L’adoption rapide du paiement mobile n’est qu’un exemple de la façon dont le digital est sur le point d’améliorer la vie».

Quoi qu’il en soit, partout sur le continent il existe clairement une volonté naissante de rattraper le reste du monde et il y a des raisons d’être optimiste.

Partager.

Répondre