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COP22 : Une feuille de route placée sous le signe de l’Afrique

Le Maroc, qui organise la COP 22 du 7 au 18 novembre 2016 à Marrakech, est plus que jamais décidé, à placer l’Afrique au cœur de cet événement planétaire. En témoigne sa feuille de route  dévoilée le 28 avril dernier à Rabat.

Depuis que Marrakech a été choisie en décembre dernier pour accueillir la COP 22 du 7 au 18 novembre 2016, le Maroc s’active sans relâche. Le 28 avril dernier, le comité de pilotage a présenté à Rabat sa feuille de route pour la présidence marocaine de la convention des Nations unies sur les changements climatiques, avec des objectifs résolument ancrés dans le continent africain. Ce sont ceux, en concertation avec le Secrétariat général des Nations unies et la France, actuelle présidente de la COP,  pour que la COP22 soit un événement  réussi.

Cop 22Le comité de pilotage a présenté le futur Accord de Marrakech comme la mise en œuvre de celui de Paris, négocié lors de la COP21 en décembre 2015 et signé à New York par 175 parties (174 pays + l’UE). Or, la signature de cet accord ne suffit pas, les pays doivent encore le ratifier. C’est le but que s’assigne la présidence marocaine : «accompagner et soutenir la présidence française en mobilisant le plus grand nombre de parties à ratifier (…) l’Accord de Paris, avant la tenue de la COP22». Il y a des pays plus faciles à convaincre que d’autres en matière d’engagement contre le réchauffement climatique. Quinze (15) États avaient ratifié l’Accord de Paris avant même sa signature le 22 avril dernier.

Principalement des États insulaires, les plus concernés par la montée du niveau de la mer. Mais également les pays africains qui se sentent concernés par la hausse des températures. « D’ici 2050, il suffira d’une augmentation de 1,2 à 1,9 degré Celsius environ pour accroître entre 25 et 95 % le nombre d’Africains sous-alimentés (+25% en Afrique centrale, +50% en Afrique de l’est, +85 % en Afrique australe et +95% en Afrique de l’ouest). La situation sera catastrophique pour les enfants, dont la réussite scolaire dépend d’une alimentation appropriée», lit-on sur le site des Nations unies. Une COP sur le continent africain, c’est une occasion rêvée pour faire entendre la voix de ses pays. La conférence de cette année sera la troisième COP en Afrique, après Durban en 2011 et Marrakech, déjà, en 2001.

Pour Hakima El Haité, envoyée spéciale pour la mobilisation et ministre déléguée chargée de l’Environnement : « Marrakech sera l’occasion d’accélérer la coopération sud-sud».

Une des principales préoccupations des pays africains en matière de développement durable est le financement des grands projets allant dans ce sens. Alors que l’Afrique est cette année la coprésidente du Fonds vert des Nations unies, le continent n’en perçoit que 12 %. «Tout part en Asie parce que nos dossiers ne sont pas “bancables” », s’emporte Hakima El Haité. Le 4e axe de la feuille de route marocaine est d’ailleurs de «convenir d’une feuille de route prévisible et concrète en vue de mobiliser les 100 milliards de dollars US d’ici 2020», comme prévu en 2009 à Copenhague «en procédant à une ventilation par pays, par type de projet». Aussi, le 5e axe mentionne l’«assistance technique aux pays vulnérables pour la préparation de leurs dossiers de projets afin d’accéder plus facilement au financement». 

Vers un transfert de technologies nord-sud ? 

Un autre enjeu pour l’Afrique est celui des énergies renouvelables. L’accord de Paris prévoit d’ailleurs «la nécessité de promouvoir l’accès universel à l’énergie durable dans les pays en développement, en particulier en Afrique, en renforçant le déploiement d’énergies renouvelables ». On retrouve cet objectif également dans le 5e axe de la feuille marocaine, assortie de la mention « facilitation des transferts de technologie ».

Climat COP 22 Environnement

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