Solibra, le brasseur historique du marché ivoirien, ne sera plus l’embouteilleur local des marques du géant américain des soft drinks, Coca Cola.
La société perd également les marques Fanta, Sprite et Schweppes. Chez le voisin burkinabé, Coca-Cola a aussi rompu son partenariat historique avec le brasseur du pays Brakina.

Solibra comme Brakina sont des filiales du groupe français Castel, présent en Afrique depuis plusieurs décennies. Selon les spécialistes des marchés de soft drinks dans la région, ces ruptures seraient dues à de profondes divergences stratégiques entre le groupe Castel et la multinationale américaine. Selon une note confidentielle citée par l’agence Sika Finance, Coca-Coca reprochait à Castel de cannibaliser ses marques en lançant des sodas sous la marque Youkis sur les marchés ivoirien et burkinabé. Des boissons qui entrent en concurrence frontale avec le célèbre soda du géant d’Atlanta.
De son côté, le brasseur ivoirien (Solibra) ne semble guère déstabilisé par la rupture de son partenariat avec Coca-Cola même s’il doit quand même redouter la réaction du consommateur habitué à des marques très fortes. La société affirme qu’elle continuera à dérouler sa stratégie de développement «en toute indépendance» en s’appuyant sur des «marques nationales fortes», selon son management. Les spéculations vont bon train sur le futur embouteilleur des marques de Coca-Cola en Côte d’ivoire. Il semble que le conglomérat ivoirien Carré d’Or spécialisé dans le négoce du riz et la grande distribution serait le mieux positionné. Le contrat avec Coca-Cola devrait être officialisé dans les prochaines semaines.





Côte d’Ivoire




![Éclairage | En Afrique, le premier tableau de bord d’un produit importé doit expliquer les exceptions, pas seulement les ventes [Par Yinghang Wu, fondateur de ChinaBrandPath] Une exception n’est pas nécessairement un échec. C’est un écart entre le fonctionnement prévu et la réalité, assez important pour exiger une décision. Un carton arrive endommagé ; un grossiste paie quinze jours plus tard que convenu ; un détaillant baisse fortement le prix ; une pièce manque pour remettre un appareil en service ; un lot reste au dépôt parce que le document attendu n’a pas suivi. Chacun de ces événements révèle une condition du marché que le total des ventes absorbe et fait disparaître.](https://afrimag.net/wp-content/uploads/2026/07/Port-de-Lome--450x284.png)
