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Côte d’Ivoire : Le français SIPH veut doubler sa production de caoutchouc en dix ans

Hévéas, l'arbre du caoutchouc

Hévéas, l’arbre du caoutchouc

  • Le premier producteur de caoutchouc naturel d’Afrique de l’Ouest, détenue à 20 % par le groupe Michelin et à 55 % par Sifca, vient d’annoncer un nouveau record de sa production : c’est presque deux fois plus qu’il y a dix ans et cela représente le tiers de la production africaine
  • Objectif : 300.000 tonnes dans les dix années à venir

Le premier producteur de caoutchouc naturel d’Afrique de l’Ouest, la Société internationale de plantations d’hévéas (SIPH), cotée à la Bourse de Paris, détenue à 20 % par le groupe Michelin et à 55 % par Sifca, le géant de l’agro-industrie africaine, vient d’annoncer un nouveau record de sa production, à près de 161.000 tonnes l’an passé, tirés des quelque 55.000 hectares qu’elle exploite. C’est presque deux fois plus qu’il y a dix ans et cela représente le tiers de la production africaine. Objectif : 300.000 tonnes dans les dix années à venir. Une goutte d’eau, certes, comparée aux chiffres de l’Asie, une région qui produit aujourd’hui plus de 90 % du caoutchouc dans le monde, mais les perspectives sont prometteuses. Il faut dire que l’Afrique qui reste un continent sous exploité, apparait comme l’une des futures grandes régions productrices.  Sur le long terme, c’est là que se trouvent les réserves de terres. Une saturation commence à se faire en Asie, notamment en Thaïlande où certains sols sont moins fertiles.

En Côte d’Ivoire, le premier pays producteur du continent où SIPH réalise 70 % de sa production, la moitié des terres cultivables ne sont pas en production. La société, dont les racines remontent à l’Indochine, y a introduit l’hévéa dans les années 1950. Récemment, elle s’est implantée au Ghana, au Nigeria, et au Liberia en 2008, un pays qui sortait de quinze années de guerre civile. Elle emploie 13.000 personnes. Dans le comté du Maryland, au sud du Liberia, sur la frontière avec la Côte d’Ivoire, le gouvernement libérien a accordé à SIPH de vastes concessions qui s’étendent sur 35.000 hectares. Le potentiel est « extraordinaire », mais les plantations doivent être créées ex nihilo. Un projet de long terme lorsqu’on sait qu’il faut sept ans entre le planting (enfouissement des plants) et la première récolte. En outre, les infrastructures manquent encore cruellement, qu’il s’agisse des voies de transport ou des réseaux électriques.

La recherche de nouvelles terres est un enjeu majeur, reconnaît la direction. Avec une différence de taille depuis que les groupes asiatiques, chinois notamment, s’intéressent au sol africain. La société promeut depuis toujours l’hévéa-culture indépendante. Elle travaille ainsi avec 45.000 petits planteurs à qui elle achète 55 % de sa production. A terme, SIPH entend en acheter les trois quart.

Agriculture Caoutchouc SIPH

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