Le retour à meilleure fortune prendra davantage de temps que prévu pour le Twitter d’Elon Musk. Contrairement aux précédentes déclarations du fantasque milliardaire américain, le réseau social continue de brûler plus de cash qu’il n’en génère. La fuite des annonceurs fait très mal à l’ «oiseau bleu».
Interrogé par l’un des 350 millions d’utilisateurs de la plate-forme qui lui suggérait de nouvelles directions stratégiques, Elon Musk a dû reconnaître, le 15 juillet dernier, que Twitter avait perdu plus ou moins la moitié de ses revenus publicitaires ! «Nous sommes toujours en situation de flux de trésorerie négatif, à cause d’une chute d’environ 50 % des revenus publicitaires et de la lourde charge de la dette», a-t-il expliqué moins d’un an après avoir racheté Twitter pour 44 milliards de dollars, une opération financée par des emprunts bancaires.
Largement mise en avant par le nouveau propriétaire, l’offre d’abonnement payante n’y a rien changé. La nomination de Linda Yaccarino, une spécialiste de la publicité, à la direction générale de l’entreprise n’a pas eu d’effet pour l’instant. Les coupes drastiques dans les coûts et le départ de 80% des salariés n’ont pas suffi non plus à redresser la situation financière de l’entreprise.
Plus inquiétant, la presse financière anglo-saxonne se faisait l’écho d’une fuite des plus grands annonceurs depuis l’arrivée d’Elon Musk à la tête de Twitter.
Selon les estimations du marché, les dépenses des annonceurs auraient chuté de 89 %, à 76 millions de dollars sur une période de deux mois au début de cette année.











