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Ali Fassi Fihri : Directeur général de l’ONEE

« Le Maroc est engagé depuis 2009
dans un processus de transition énergétique
ambitieuse »

 

En marge de la 6ème Conférence générale du Comité maghrébin de l’électricité (COMELC), organisée du 8 au 9 décembre à Rabat, Ali Fassi Fihri, Directeur général de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE) accorde un entretien à ARIMAG.

 

AFRIMAG : Quelle analyse faites-vous de la 6ème édition du Comité maghrébin de l’électricité (COMELC)?

Ali fassi fihriAli Fassi Fihri : la thématique de l’intégration régionale maghrébine via la transition énergétique tombe à point nommé. Elle coïncide avec la tenue de la COP21 à Paris, un rendez-vous planétaire qui a réuni près de 182 Etats. Du 8 au 9 décembre passés, donc durant la période de la COP21, nous nous sommes réunis à Rabat pour discuter des voies et moyens devant nous permettre d’accélérer les différents programmes énergétiques renouvelables maghrébins. En la matière, il faut le reconnaître, le Maroc marque des avancées significatives par rapport aux pays de la région. Il faut également rappeler que nous sommes engagés depuis 2009 dans un processus de transition énergétique ambitieuse. Cela se traduit sur le terrain par la construction de plusieurs centrales éoliennes et solaires. Ce qui nous permettrad’atteindre dès 2020 environ 40% de nos besoins énergétiques. Ce ratio sera porté à 52% à l’horizon 2030, comme annoncé par SM le Roi Mohammed VI dans son allocution à la Conférence des Nations Unies sur le climat (COP21), lue par le Prince Moulay Rachid.

Qu’en était-il des thèmes débattus ?

Ce fut un rendez-vous important ! En effet, de nombreux experts et professionnels du secteur ont débattu de la question de la transition énergétique dans les pays du Maghreb au regard des enjeux ainsi que des évolutions et mutations que connaît le paysage énergétique sur la scène mondiale. A ce sujet, il faut souligner que le programme de cette 6éme édition a été riche et varié car il a abordé, entre autres thèmes d’actualité, la vision maghrébine commune pour une valorisation optimale des ressources de la région, les enjeux économiques et industriels des énergies renouvelables pour la région, la coopération maghrébine comme clé de réussite pour une meilleure intégration régionale et les leviers d’accompagnement pour une transition énergétique. Un ensemble d’éléments qui ont contribué au succès de notre rencontre 2015.

Quelles pistes possibles pour une intégration maghrébine à travers la transition énergétique ? 

Pour nous, l’intégration par le réseau et les interconnexions maghrébines n’est pas un vœu pieux. Pour ce faire, nous avons besoin au niveau maghrébin d’une plateforme. Le passage à plus d’énergies renouvelables dans nos pays est essentiel pour le développement économique et social dont nous aspirons. Dans la région maghrébine, en 2014, la consommation des sources énergétiques a atteint 34745ktep (Kilotonne d’équivalent pétrole) contre 16743 Ktep en 2000. Cette consommation est marquée par une forte prépondérance du gaz naturel représentant 72 % des sources énergétiques de la région avec une production électrique toutefois mal répartie dans la zone. Résultat : certains pays sont excédentaires alors que d’autres sont structurellement déficitaires. D’où l’intérêt d’une intégration électrique maghrébine qui passe nécessairement par le développement de l’interconnexion des réseaux électriques.

Dans le contexte de changement climatique, quelle est votre stratégie à la lumière des conclusions de la COP21 ?

L’un des axes majeurs abordés lors de ce congrès porte sur les énergies renouvelables, sources d’économie en matière d’émission de CO2. Avec le plan éolien et solaire, le Maroc va atteindre des ratios significatifs comparés à des pays les plus avancés dans le domaine de la protection de l’environnement, notamment concernant les émissions de CO2. Faut-il rappeler, à ce sujet, que l’électricité est un produit propre. C’est sa production qui pose problème. Il est vrai, dans ce cas, que nous sommes aussi pollueurs car la production demande du fuel ou du charbon. Cependant, nous avons beaucoup à faire dans ce domaine à partir de l’utilisation d’énergies renouvelables. 

Ali Fassi Fihri Energies ONEE

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